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Actualités - Chronologie

Clinton préfère le parler clair à l'isolement

Le président américain Bill Clinton veut parler aux Chinois clairement, convaincu que l’ouverture de la Chine est préférable à son isolement et lui permettra d’évoluer vers la démocratie. «Nous avons davantage progressé en les regardant dans les yeux et en leur disant de façon ferme et forte ce que nous considérons comme leurs obligations vis-à-vis de la communauté internationale, plutôt qu’en cherchant à les isoler ou en tentant de nous isoler nous-mêmes», résumait le conseiller du président Clinton pour la Sécurité nationale, Sandy Berger. Bill Clinton quitte Washington jeudi pour une visite d’Etat en Chine, la première d’un président américain depuis la répression du «printemps de Pékin», le 4 juin 1989, qui fit plusieurs centaines de morts. L’ombre de ce drame a longtemps plané sur les relations sino-américaines et continue de se faire sentir. Les préparatifs du voyage de Bill Clinton n’ont pas manqué d’ailleurs de susciter de nombreuses critiques, émanant notamment du Congrès, axées autour des violations des droits de l’homme en Chine. A titre d’exemple, l’accueil officiel que doit recevoir Bill Clinton des autorités chinoises sur cette même place Tianenman, à Pékin, a provoqué une sérieuse polémique aux Etats-Unis. Les accusations et soupçons entourant des contributions d’origine asiatique à la campagne électorale américaine de 1996 ont fait également couler beaucoup d’encre aux Etats-Unis, tout comme l’autorisation accordée au début de l’année par Bill Clinton de lancer des satellites américains avec des fusées chinoises et, plus récemment, les pratiques d’avortement forcé en Chine. A toutes ces critiques, le gouvernement américain a répondu inlassablement: la politique américaine d’«engagement» avec Pékin est la seule possible, ajoutant que les Etats-Unis ne peuvent faire autrement que coopérer avec la Chine. «Rôle constructif» Dans un discours prononcé le 11 juin, Bill Clinton avait répondu point par point à ses détracteurs. «Chercher à isoler la Chine est impraticable», avait dit le président Clinton, soulignant que les Etats-Unis n’avaient jamais écarté les droits de l’homme de leurs préoccupations. Bill Clinton s’est encore engagé jeudi à évoquer «aussi clairement» qu’il le pouvait les problèmes de liberté en Chine. Pour prouver le sérieux de ses intentions, il a annoncé la création d’un poste de conseiller auprès du secrétaire d’Etat, spécialement chargé de la liberté religieuse dans le monde. Sandy Berger a relevé mercredi le «rôle constructif» joué par Pékin dans la crise asiatique, après les explosions nucléaires indiennes et pakistanaises, mais aussi dans la péninsule coréenne. Le conseiller présidentiel américain a souligné «la coopération grandissante» entre Washington et Pékin dans la lutte contre le trafic de drogue et la criminalité, ainsi que les perspectives dans la protection de l’environnement. Les autorités américaines ont aussi amplement salué ces dernières semaines la décision chinoise de ne pas dévaluer sa monnaie, contribuant ainsi à contenir la crise économique en Asie. Le secrétaire américain au Trésor, Robert Rubin, n’a pas manqué de souligner mercredi que la prospérité économique chinoise constituait un «enjeu considérable» pour les Etats-Unis et leurs intérêts nationaux, la Chine devant devenir «la plus grande économie du monde dans le courant de la première moitié du siècle prochain». (AFP)
Le président américain Bill Clinton veut parler aux Chinois clairement, convaincu que l’ouverture de la Chine est préférable à son isolement et lui permettra d’évoluer vers la démocratie. «Nous avons davantage progressé en les regardant dans les yeux et en leur disant de façon ferme et forte ce que nous considérons comme leurs obligations vis-à-vis de la communauté internationale, plutôt qu’en cherchant à les isoler ou en tentant de nous isoler nous-mêmes», résumait le conseiller du président Clinton pour la Sécurité nationale, Sandy Berger. Bill Clinton quitte Washington jeudi pour une visite d’Etat en Chine, la première d’un président américain depuis la répression du «printemps de Pékin», le 4 juin 1989, qui fit plusieurs centaines de morts. L’ombre de ce drame a longtemps plané sur les...