Le Liban officiel et populaire a rendu un ultime hommage à l’un des derniers artisans de l’indépendance, Adel Osseirane, décédé jeudi. Il a été inhumé hier dans le caveau familial à Saïda au cours d’obsèques nationales, en présence de toute la République. Le cortège funèbre est parti peu après midi de la mosquée Zaatari à Saïda où le président du Conseil supérieur chiite (CSC), l’imam Mohammed Mehdi Chamseddine, a récité la prière des morts. Le président de la Chambre, M. Nabih Berry représentant le chef de l’Etat M. Elias Hraoui, le ministre Michel Eddé représentant le premier ministre Rafic Hariri, le brigadier Ezzeddine Nafah représentant le commandant en chef de l’armée, le général Emile Lahoud, les présidents Hussein Husseini, Rachid Solh et Amine el-Hafez, la famille du défunt et de nombreuses personnalités politiques, ainsi que des délégations populaires venues des différentes régions du pays ouvraient la marche. L’ambassadeur de France, M. Daniel Jouanneau, et plusieurs autres diplomates étrangers en poste au Liban ont également assisté aux funérailles. Le cercueil, recouvert du drapeau libanais, était déposé sur un affût de canon tiré par un véhicule militaire. Les couronnes de fleurs et les médailles décernées au défunt tout au long de sa carrière politique de 60 ans, étaient portées par sept gardes du Parlement. Le cortège a traversé la place de l’Etoile et l’avenue Riad Solh avant de se diriger vers le caveau familial, où 21 coups de canon ont été tirés. Des centaines de personnes s’étaient rassemblées dès le matin autour de la mosquée Zaatari, où la dépouille mortelle a été transportée pour la cérémonie religieuse. Le président Berry et le ministre Eddé, ainsi que l’ancien chef de gouvernement, M. Saëb Salam, dernier homme politique de la génération de Adel Osseirane, s’étaient rendus au domicile du défunt à Rmeilé (au nord de Saïda). Le mufti de la République, cheikh Mohammed Rachid Kabbani, avait dépêché cheikh Mohammed Dali Balta, juge chérié du chef-lieu du Liban-Sud. Le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, était pour sa part représenté par le vicaire patriarcal, Mgr Antoine Aïdari, qui a présenté les condoléances aux membres de la famille réunis. Une journée de deuil national a été observée hier. Les drapeaux au palais de Baabda et dans les administrations publiques ont été mis en berne et les programmes de variétés musicales ont été suspendus par tous les médias audiovisuels. Le président de la Ligue maronite, M. Pierre Hélou, le ministre des Emigrés, M. Talal Arslan, et la Confédération générale des travailleurs au Liban (CGTL) ont fait des déclarations louant les qualités du défunt et son rôle dans l’édification du Liban moderne. Adel Osseirane faisait partie des hommes politiques de l’indépendance qui ont été arrêtés par les autorités mandataires françaises en 1943 et incarcérés à la citadelle de Rachaya. Il a été élu à sept reprises au Parlement, qu’il a présidé entre 1953 et 1958, et nommé plusieurs fois ministre, notamment au sein du premier Cabinet formé après l’indépendance. Il s’était retiré de la vie politique en 1992, après avoir passé le flambeau à son fils Ali, qui lui a succédé à la Chambre.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Liban officiel et populaire a rendu un ultime hommage à l’un des derniers artisans de l’indépendance, Adel Osseirane, décédé jeudi. Il a été inhumé hier dans le caveau familial à Saïda au cours d’obsèques nationales, en présence de toute la République. Le cortège funèbre est parti peu après midi de la mosquée Zaatari à Saïda où le président du Conseil supérieur chiite (CSC), l’imam Mohammed Mehdi Chamseddine, a récité la prière des morts. Le président de la Chambre, M. Nabih Berry représentant le chef de l’Etat M. Elias Hraoui, le ministre Michel Eddé représentant le premier ministre Rafic Hariri, le brigadier Ezzeddine Nafah représentant le commandant en chef de l’armée, le général Emile Lahoud, les présidents Hussein Husseini, Rachid Solh et Amine el-Hafez, la famille du défunt et de...