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Actualités - Chronologie

Kosovo : Moscou tire son épingle du jeu

Dans la crise du Kosovo, Moscou aura obtenu, dans sa médiation, un résultat pour le moins mitigé. Si, d’une part, Boris Eltsine est parvenu à ménager l’amitié de son pays avec les Serbes sans pour autant irriter l’Occident, il n’a pu obtenir de Slobodan Milosevic des concessions sur l’essentiel, à savoir l’arrêt des violences et le retrait de la police paramilitaire. Mardi, le président yougoslave avait accepté «presque tout sur le papier», selon l’expression d’un diplomate occidental, sans rien céder sur ce qui est le plus important à ses yeux: l’action de la police serbe. Mercredi, il est demeuré tout aussi intransigeant. A l’occasion d’une nouvelle rencontre avec Boris Eltsine, présentée comme celle de la dernière chance avant des frappes militaires occidentales, M. Milosevic s’est refusé à toute nouvelle concession, provoquant du même coup un nouveau raidissement des responsables albanais du Kosovo, lesquels ont fait savoir qu’ils refusaient de négocier tant que les forces spéciales serbes n’auront pas été retirées de la province. «Tant que cette exigence n’aura pas été satisfaite, il n’est pas sérieux de parler de négociation», a affirmé Xhemail Mustafa, porte-parole du chef Kosovar Ibrahim Rugova. Le porte-parole a rappelé que le retrait des forces spéciales serbes était la principale exigence posée au président yougoslave par le Groupe de contact sur l’ex-Yougoslavie (Allemagne, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Russie). Le ministre russe des Affaires étrangères, Evgueni Primakov a, défendu mercredi l’action diplomatique de son pays, estimant «injuste» actuellement d’exiger davantage du président Milosevic. En cherchant à jouer une nouvelle fois les bons offices dans une crise internationale, la Russie a en tout cas affiché sa bonne volonté vis-à-vis des Occidentaux. Moscou espère recevoir rapidement une aide d’urgence de la part du Fonds monétaire international (FMI), dont une mission arrive la semaine prochaine à Moscou. Dans le même temps, recevoir Milosevic à Moscou pour tenter d’éviter une action militaire contre les Serbes a sans conteste un écho favorable auprès d’une classe politique acquise en majorité à la cause serbe. Dans les prochains jours, la Russie va envoyer une mission diplomatique au Kosovo. Nikolaï Afanassevski, vice-ministre des Affaires étrangères, se rendra dans la province et Alexandre Avdeïev — un autre vice-ministre des A.E. — en Albanie et en Macédoine. Cette double mission s’inscrit dans la foulée de la visite que vient d’effectuer à Moscou le président serbe.
Dans la crise du Kosovo, Moscou aura obtenu, dans sa médiation, un résultat pour le moins mitigé. Si, d’une part, Boris Eltsine est parvenu à ménager l’amitié de son pays avec les Serbes sans pour autant irriter l’Occident, il n’a pu obtenir de Slobodan Milosevic des concessions sur l’essentiel, à savoir l’arrêt des violences et le retrait de la police paramilitaire. Mardi, le président yougoslave avait accepté «presque tout sur le papier», selon l’expression d’un diplomate occidental, sans rien céder sur ce qui est le plus important à ses yeux: l’action de la police serbe. Mercredi, il est demeuré tout aussi intransigeant. A l’occasion d’une nouvelle rencontre avec Boris Eltsine, présentée comme celle de la dernière chance avant des frappes militaires occidentales, M. Milosevic s’est refusé à...