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Actualités - Chronologie

Les monarchies du Golfe veulent freiner l'hémorragie des prix pétroliers

Les pays du Golfe, qui détiennent 65% des réserves mondiales de brut, se réunissent mardi à Ryad pour freiner l’hémorragie des prix pétroliers, à leur plus bas niveau depuis neuf ans, mais ne se font pas d’illusion sur une remontée des cours. «Les pays du CCG vont s’entendre sur des réductions pour arrêter l’hémorragie des prix mais ces réductions ne suffiront pas à faire remonter les cours», a déclaré à l’AFP M. Tahar al-Hajji, un expert pétrolier au Centre d’études stratégiques des Emirats arabes unis. «Les réductions annoncées jusqu’à présent varient entre 700.000 et 800.000 b/j. Or, l’offre mondiale dépasse nettement la demande et les stocks des pays industrialisés sont saturés. La réduction devra donc dépasser 1,5 mbj pour permettre aux cours de se reprendre», a-t-il estimé. Le secrétariat général du CCG a indiqué pour sa part que les ministres du Pétrole des six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) allaient examiner la situation du marché pétrolier «à la lumière de l’accord d’Amsterdam». L’Arabie Séoudite, premier exportateur mondial de brut avec une production de 8,7 millions de barils/jours (mbj), s’est engagée le 4 juin à Amsterdam à réduire sa production de 225.000 b/j, le Venezuela de 125.000 b/j et le Mexique (non-membre de l’OPEP) de 100.000 b/j. Deux pays du CCG ont promis par la suite de soutenir l’accord d’Amsterdam et de réduire leur production à partir du 1er juillet. Le Koweït a fait part de son intention de réduire sa production (estimée à 2 mbj) de 50.000 à 100.000 b/j tandis que le Qatar, qui a un quota de près de 414.000 b/j, a décidé une réduction de 20.000 b/j. Les Emirats arabes unis ont fait savoir qu’ils réduiraient leur production fixée à 2,3 mbj mais que le volume de cette réduction serait annoncé après la réunion de Ryad et celle de l’OPEP, le 24 juin à Vienne. Au lendemain du précédent accord à Vienne, la fédération des Emirats avait décidé de réduire sa production de 125.000 b/j à partir du 1er avril. Le sultanat d’Oman, pays non-membre de l’OPEP et dont la production est estimée à 900.000 b/j, avait accepté pour sa part une réduction de 30.000 b/j en avril dernier. Bahrein, également non-membre du cartel, ne sera pas concerné. Premier pays sur la rive arabe du Golfe à avoir produit du pétrole en 1932 et dont les réserves pétrolières se tarissent, produit actuellement près de 40.000 b/j. Dans les milieux spécialisés du Golfe, on relève l’impact de la politique américaine sur la production de la région et la ferme opposition des Etats-Unis à une forte réduction. Cette «modération» est d’ailleurs prônée par l’Arabie Séoudite. «Dans sa politique pétrolière, l’Arabie Séoudite œuvre constamment pour la modération en matière de prix et de production», a tenu à souligner samedi le ministre séoudien de la Défense, le prince Sultan ben Abdel Aziz. Le même jour, le ministre iranien, en tournée dans le Golfe pour inciter les pays producteurs à durcir leur position, affirmait la disposition de son pays à donner l’exemple et à «réduire davantage» sa production, déjà réduite de 100.000 b/j. «Même si des pays de l’OPEP ont affiché leur intention de réduire leur production, il y a peu de chance que ces engagements soient respectés», a par ailleurs relevé M. Abdallah Maghrabi, expert du même Centre d’etudes. «Je doute que l’OPEP puisse abandonner ses sempiternelles disputes sur les dépassements des quotas», a-t-il estimé. (AFP)
Les pays du Golfe, qui détiennent 65% des réserves mondiales de brut, se réunissent mardi à Ryad pour freiner l’hémorragie des prix pétroliers, à leur plus bas niveau depuis neuf ans, mais ne se font pas d’illusion sur une remontée des cours. «Les pays du CCG vont s’entendre sur des réductions pour arrêter l’hémorragie des prix mais ces réductions ne suffiront pas à faire remonter les cours», a déclaré à l’AFP M. Tahar al-Hajji, un expert pétrolier au Centre d’études stratégiques des Emirats arabes unis. «Les réductions annoncées jusqu’à présent varient entre 700.000 et 800.000 b/j. Or, l’offre mondiale dépasse nettement la demande et les stocks des pays industrialisés sont saturés. La réduction devra donc dépasser 1,5 mbj pour permettre aux cours de se reprendre», a-t-il estimé. Le...