Les six derniers pays sur les 32 qualifiés à n’avoir pas encore disputé un match dans le Mondial entreront en lice lundi, avec notamment les débuts très attendus de l’Allemagne, championne d’Europe, et de l’Angleterre. L’Allemagne et ses trentenaires entameront le Mondial à Paris face aux Etats-Unis (groupe F) et retrouveront un Parc des Princes (22h00 heure de Beyrouth 19h00 GMT) qui ne leur a pas souvent réussi dans le passé. Juergen Klinsmann et ses coéquipiers, «qui ont le feu en eux» selon Thomas Haessler, aborderont cette première rencontre en position de favoris mais ils devront se méfier d’une équipe américaine en progrès dont plusieurs joueurs évoluent dans le championnat allemand. La première sortie de l’Angleterre (groupe G), qui aura le stade Vélodrome de Marseille comme cadre (15h30 heure de Beyrouth), face à la Tunisie, sera également suivie avec beaucoup d’intérêt. Pour deux raisons. Tout d’abord, la grand question est de savoir où en est exactement la sélection de Glenn Hoddle. Le sélectionneur anglais affirme que son équipe est préparée pour sept matches, soit jusqu’à la finale, et ne veut pas être jugé sur le seul rendez-vous contre la Tunisie. Une Tunisie toujours en quête d’attaque. Un véritable casse-tête pour l’entraîneur Henri Kasperczak. Par ailleurs, pour les responsables de la sécurité, cette rencontre constituera un test grandeur nature avec l’arrivée des tristement célèbres hooligans dont certains ont déjà sévi dans la nuit de samedi à dimanche sur le port de Marseille. Le troisième match au programme opposera la Roumanie à la Colombie au stade de Gerland à Lyon (18h30 heure de Beyrouth). Un face-à-face qui peut déjà se révéler déterminant pour la qualification dans ce groupe G. Les Allemands entendent débuter fort Réputés lents au démarrage dans les grandes compétitions, les Allemands ont l’intention d’entamer leur campagne mondiale par une victoire sans contestation lundi face aux Etats-Unis. Doubles champions du monde et champions d’Europe en titre, les hommes de Berti Vogts partiront favoris au Parc des Princes dans cette rencontre du groupe F. Mais tous les matches disputés à ce jour l’ont montré: il n’y a plus de petites équipes et l’entraîneur allemand en a conscience. Hormis la phase finale de l’édition de 1990 où ils avaient atomisé la Yougoslavie 4-1 dans leur premier match, les Allemands ont toujours connu des débuts poussifs. En 1982, ils avaient même débuté par une défaite face à la modeste Algérie avant d’atteindre la finale. Dans la perspective d’une deuxième rencontre délicate face à la Yougoslavie, bien plus forte aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a huit ans, les Allemands savent qu’ils ne peuvent pas se permettre de jouer petit bras devant les Américains. Ravis de ne pas figurer parmi les favoris, ceux-ci n’ont rien à perdre et joueront crânement leur chance. Ils ont à leur actif une victoire sans appel face à l’Autriche à Vienne en match de préparation. «Les matches disputés à ce jour prouvent que plus grand-chose ne sépare les équipes. On ne peut plus parler de petites équipes», estime Berti Vogts. «Il faut prendre au sérieux les 32 formations présentes», renchérit son adjoint Rainer Bonhof. Dans un passé récent, les deux pays ne se sont affrontés que deux fois, deux rencontres disputées en 1993 à Chicago et San Francisco et qui ont vu la victoire des Allemands. Mais les champions d’Europe ont quitté leur retraite provençale samedi pour gagner la région parisienne, conscients que le Parc des Princes ne leur porte pas vraiment bonheur. Lors des championnats d’Europe 1984, ils avaient été éliminés dès le premier tour après avoir été battus 1-0 par l’Espagne au Parc. En 1977, l’Allemagne y avait été battue par la France 1-0. Cette équipe comptait dans ses rangs Vogts, Bonhof et Franz Beckenbauer dont c’était la 103e et dernière apparition en match international. Matthaeus remplaçant Eliminés au deuxième tour de leur Coupe du monde en 1994, les Américains se sentent capables d’un exploit. «Nous n’avons pas la pression et nous jouons bien quand nous ne sommes pas favoris, explique Alexi Lalas, l’un des vétérans de l’équipe. Tout le monde donne l’Allemagne et la Yougoslavie favorites du groupe et cela nous convient tout à fait. Nous nous sentons capables de battre les trois autres». Les Allemands alignent une équipe vieillissante dont l’âge moyen est de 30 ans. A part le gardien de l’OM Andy Koepke, aucun des 22 sélectionnés n’est un titulaire indiscutable. Vogts devrait laisser le libéro Lothar Matthaeus — capitaine de la formation championne d’Europe en 1990 — sur le banc des remplaçants et aligner à sa place Olaf Thon. Juergen Klinsmann, qui aura le brassard de capitaine, sera à la pointe de l’attaque avec Oliver Bierhoff, le meilleur buteur du championnat d’Italie. Des doutes persistent sur la titularisation du milieu de terrain Thomas Hassler. Berti Vogts ne rendra publique la composition de son équipe que le jour du match mais Hassler devrait débuter la rencontre aux côtés d’Andy Moeller. Les spectateurs du Parc des Princes n’assisteront probablement pas à un grand classique dans la mesure où les Américains, emmenés par Claudio Reyna, joueront la défense et opéreront par des contres.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les six derniers pays sur les 32 qualifiés à n’avoir pas encore disputé un match dans le Mondial entreront en lice lundi, avec notamment les débuts très attendus de l’Allemagne, championne d’Europe, et de l’Angleterre. L’Allemagne et ses trentenaires entameront le Mondial à Paris face aux Etats-Unis (groupe F) et retrouveront un Parc des Princes (22h00 heure de Beyrouth 19h00 GMT) qui ne leur a pas souvent réussi dans le passé. Juergen Klinsmann et ses coéquipiers, «qui ont le feu en eux» selon Thomas Haessler, aborderont cette première rencontre en position de favoris mais ils devront se méfier d’une équipe américaine en progrès dont plusieurs joueurs évoluent dans le championnat allemand. La première sortie de l’Angleterre (groupe G), qui aura le stade Vélodrome de Marseille comme cadre (15h30 heure de...