L’ancien secrétaire d’Etat américain James Baker a critiqué la manière dont son pays gérait le processus de paix au Proche-Orient en la qualifiant de «trop timide», lors d’une conférence à Dubaï. M. Baker, architecte du processus de paix parrainé par les Etats-Unis et lancé en octobre 1991, a indiqué que Washington avait besoin d’«être plus impliqué et plus engagé dans ce processus», bloqué sur son volet palestinien depuis 15 mois. «Pour réaliser des progrès dans le processus de paix, les Etats-Unis sont appelés de temps à autre à dire des vérités qui ne plaisent pas aux autres parties», a-t-il indiqué. Pour M. Baker, «les Etats-Unis ne doivent pas craindre de dire au moins ce qu’ils croient juste, valable et équilibré». «Nous avons été trop timides et paralysés», a déclaré l’ancien secrétaire d’Etat, avertissant que les Etats-Unis étaient menacés «de perdre leur rôle et leur responsabilité». «Malheureusement, les Etats-Unis n’ont pas décidé de ce qu’ils pensent que les Israéliens et les Palestiniens doivent faire», pour relancer le processus de paix, a dit M. Baker devant des diplomates en poste aux Emirats arabes unis. Suggérant implicitement que des pressions soient exercées sur Israël pour avoir rejeté des propositions de compromis sur un retrait en Cisjordanie, M. Baker, en poste jusqu’en 1992, a rappelé une des rares crises ayant opposé son pays à Israël. L’administration américaine avait refusé à l’époque, en dépit des pressions des partisans d’Israël au Congrès, d’accorder une garantie d’aide à Israël à la suite d’un conflit sur les colonies de peuplement. «Nous avons eu cette dispute et nous l’avons gagnée», a déclaré M. Baker. (AFP)
L’ancien secrétaire d’Etat américain James Baker a critiqué la manière dont son pays gérait le processus de paix au Proche-Orient en la qualifiant de «trop timide», lors d’une conférence à Dubaï. M. Baker, architecte du processus de paix parrainé par les Etats-Unis et lancé en octobre 1991, a indiqué que Washington avait besoin d’«être plus impliqué et plus engagé dans ce processus», bloqué sur son volet palestinien depuis 15 mois. «Pour réaliser des progrès dans le processus de paix, les Etats-Unis sont appelés de temps à autre à dire des vérités qui ne plaisent pas aux autres parties», a-t-il indiqué. Pour M. Baker, «les Etats-Unis ne doivent pas craindre de dire au moins ce qu’ils croient juste, valable et équilibré». «Nous avons été trop timides et paralysés», a déclaré l’ancien...
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