Les limites du contrôle des armes chimiques et bactériologiques
le 11 juin 1998 à 00h00
Le renforcement des règles internationales de contrôle des armes chimiques et bactériologiques a trouvé ses limites dans les difficultés rencontrées l’an dernier par les Nations Unies en Irak, estime le SIPRI. «Alors que les normes internationales contre la détention et l’usage (de ces armes) ont été renforcées par l’entrée en vigueur de la Convention sur les armes chimiques de 1993, il est à craindre que des Etats ayant refusé d’y adhérer obtiennent un avantage militaire disproportionné en tenant ce type d’armes prêtes à l’emploi», ajoute l’institut. Le SIPRI note qu’après six années d’inspections en Irak, «la Commission spéciale de l’ONU (UNSCOM) était toujours incapable de certifier que l’ensemble des programmes d’armes chimiques et bactériologiques de Bagdad avait été mis au jour». «Le programme d’armes bactériologiques de l’Irak demeure un sujet d’inquiétude majeur, car ce pays peut avoir facilement caché de petites quantités d’organismes préalablement congelées pour remettre rapidement sur les rails recherche et production», estime l’institut suédois. «Le fait que davantage de soldats britanniques et américains aient succombé après la guerre du Golfe que pendant des suites de diverses pathologies attribuées à une exposition à des produits toxiques donne à penser que même un petit pays, faiblement équipé en armes chimiques ou bactériologiques, peut infliger des dommages à long terme aux forces les mieux équipées», ajoute le SIPRI. «Les pays occidentaux ont de ce fait lancé d’importants programmes de recherche et développement pour contrecarrer cette menace», selon le rapport. Pour le SIPRI, il est «impératif» que la communauté internationale établisse des procédures de vérification dans le cadre de la Convention sur les armes biologiques et toxiques (BTWC) de 1972 «avant que les progrès en matière de biotechnologies ne transforment les armes bactériologiques en armes pouvant être contrôlées sur le théâtre des opérations». (AFP)
Le renforcement des règles internationales de contrôle des armes chimiques et bactériologiques a trouvé ses limites dans les difficultés rencontrées l’an dernier par les Nations Unies en Irak, estime le SIPRI. «Alors que les normes internationales contre la détention et l’usage (de ces armes) ont été renforcées par l’entrée en vigueur de la Convention sur les armes chimiques de 1993, il est à craindre que des Etats ayant refusé d’y adhérer obtiennent un avantage militaire disproportionné en tenant ce type d’armes prêtes à l’emploi», ajoute l’institut. Le SIPRI note qu’après six années d’inspections en Irak, «la Commission spéciale de l’ONU (UNSCOM) était toujours incapable de certifier que l’ensemble des programmes d’armes chimiques et bactériologiques de Bagdad avait été mis au jour»....
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