Formule 1 Malgré sa victoire au Canada, Ferrari loin d'être rassuré
le 09 juin 1998 à 00h00
La victoire de Michael Schumacher dimanche au Canada a certes enthousiasmé son écurie Ferrari mais ne l’a pas pour autant rassuré sur ses chances de décrocher enfin le titre mondial. Schumacher, comme beaucoup d’observateurs, estime que ce succès, son deuxième de la saison, marque un tournant dans le championnat du monde: après une domination sans faille des McLaren-Mercedes, les écuries concurrentes vont commencer à recueillir les fruits de leur course poursuite technologique. Mais pour Ross Brawn, directeur technique de la Scuderia, il faut encore se garder de tout excès d’optimisme. Ferrari l’a certes emporté sur le circuit Gilles-Villeneuve. Mais ce fut d’abord grâce à l’abandon des McLaren sur ennuis mécaniques, et cela n’indique rien sur les réels progrès des Ferrari. «Je suis sûr que ne pas avoir terminé à Montréal est un mauvais coup pour les McLaren, note Brawn. Mais je ne pense pas une seule seconde que cela va les freiner. C’est une écurie forte. Il suffit de se souvenir de la saison passée, quand ils étaient au plus bas, et de voir comment ils sont revenus cette année au meilleur niveau». «Je ne pense pas que ce revers les affectera énormément et je ne m’attends pas à ce que soit plus facile le reste de la saison». «Cela dit, j’estime que la lutte pour le titre reste ouverte. Nous avons besoin de deux bonnes courses pour renverser complètement la situation. Nous travaillons dans cette direction». Réponses à Silverstone Schumacher table sur une importante séance d’essais de trois jours à Silverstone cette semaine pour trouver réponse à quelques questions qu’il se pose encore. «Nous avons réduit l’écart avec les McLaren, souligne le double champion du monde allemand. Je suis optimiste quant à l’avenir et j’espère que nous allons revenir à leur niveau, peut-être même les dépasser». Il n’en reste pas moins que les Flèches d’argent demeurent les monoplaces les plus performantes du moment. Elles ont décroché la pole position dans chacun des Grands Prix disputés depuis le début de saison. La pression de la concurrence, celle des Ferrari et des Benetton, est certes plus lourde depuis quelques courses, et Mika Hakkinen et David Coulthard sont sans doute contraints de pousser leurs voitures jusqu’aux limites de la fiabilité. Mais Ron Dennis fera tout pour que les problèmes de Montréal ne se reproduisent pas. «Nous avions la vitesse et la stratégie», rappelle à juste titre le patron de l’écurie britannique. Réclamation de Williams contre Schumacher rejetée Une réclamation présentée par l’écurie Williams concernant la collision sans gravité entre l’un de ses membres, l’Allemand Heinz-Harald Frenzen, et son compatriote Michael Schumacher au Grand Prix du Canada a été rejetée par les commissaires de course. Michael Schumacher, qui a remporté l’épreuve, avait obligé la Williams de Frenzen à sortir de la piste après un ravitaillement et à abandonner au 21e tour. Schumacher, qui a présenté des excuses à son compatriote, a affirmé n’avoir eu connaissance de l’incident qu’après la fin de l’épreuve. «Je ne sais tout bonnement pas ce qui s’est produit», a-t-il affirmé juste après la course. (Reuters)
La victoire de Michael Schumacher dimanche au Canada a certes enthousiasmé son écurie Ferrari mais ne l’a pas pour autant rassuré sur ses chances de décrocher enfin le titre mondial. Schumacher, comme beaucoup d’observateurs, estime que ce succès, son deuxième de la saison, marque un tournant dans le championnat du monde: après une domination sans faille des McLaren-Mercedes, les écuries concurrentes vont commencer à recueillir les fruits de leur course poursuite technologique. Mais pour Ross Brawn, directeur technique de la Scuderia, il faut encore se garder de tout excès d’optimisme. Ferrari l’a certes emporté sur le circuit Gilles-Villeneuve. Mais ce fut d’abord grâce à l’abandon des McLaren sur ennuis mécaniques, et cela n’indique rien sur les réels progrès des Ferrari. «Je suis sûr que ne pas avoir...
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