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Actualités - Chronologie

Dans le ventre de l'astéroïde

Des astronomes relativisent, dans la dernière livraison de la revue «Nature», la capacité de l’homme à anéantir ou détourner des astéroïdes avec des bombes nucléaires avant qu’ils ne frappent la Terre. Si, pour l’heure, ce type de collision dramatique ne survient que dans les productions hollywoodiennes comme «Deep Impact», les scientifiques préfèrent rester vigilants et étudier de près les astéroïdes, afin de mieux pouvoir lutter contre eux le moment venu. Leurs conclusions, publiées dans «Nature», pourraient être extrêmement utiles au cas où l’on découvrirait qu’un corps céleste fonce vers nous. «Il est beaucoup plus difficile que nous le pensions de détourner un astéroïde de sa trajectoire», explique Erik Sphaug, de l’Université de Californie, à Santa Cruz. «Nous sommes au beau milieu d’une époque de découverte, dans laquelle nous commençons seulement à nous rendre compte de ce à quoi ressemblent les astéroïdes et à comprendre pourquoi ils sont ainsi», dit-il. La communauté scientifique pense qu’un missile nucléaire pourrait être l’un des moyens de disloquer, voire dérouter un astéroïde, mais Asphaug et ses collègues du JPL (Jet Propulsion Laboratory), de Pasadena, en Californie, jugent nécessaire de poursuivre les études sur la viabilité d’une telle technique. Leurs recherches, réalisées via des simulations par ordinateur, montrent que l’impact d’une charge nucléaire contre un astéroïde dépend de la structure de la matière de ce corps céleste. On pense que la nature poreuse ou fracturée de certains astéroïdes (qui sont en fait des carcasses de collisions antérieures) est de nature à affaiblir la propagation des ondes de choc, ce qui limite les effets d’une explosion. Une fois qu’un astéroïde a subi des collisions et est parcouru de fractures, il devient plus résistant aux chocs ultérieurs parce que l’onde de choc générée par un impact ne peut plus se propager au-delà des lignes de fracture, explique Asphaug. Les astronomes fondent leurs simulations sur un astéroïde de 1,6 kilomètre de large, comparable à un corps céleste à la forme de cacahuète, errant dans les parages de la Terre, baptisé Castalia. Ils en concluent que pour prévoir avec précision l’impact d’une explosion atomique sur un tel objet, il faut en connaître au préalable la structure interne. Dans le cas de l’exemple de Castalia, l’homme pourrait faire voler en éclats l’astéroïde à condition qu’il ait une structure rocheuse solide, et non poreuse. (Reuters)
Des astronomes relativisent, dans la dernière livraison de la revue «Nature», la capacité de l’homme à anéantir ou détourner des astéroïdes avec des bombes nucléaires avant qu’ils ne frappent la Terre. Si, pour l’heure, ce type de collision dramatique ne survient que dans les productions hollywoodiennes comme «Deep Impact», les scientifiques préfèrent rester vigilants et étudier de près les astéroïdes, afin de mieux pouvoir lutter contre eux le moment venu. Leurs conclusions, publiées dans «Nature», pourraient être extrêmement utiles au cas où l’on découvrirait qu’un corps céleste fonce vers nous. «Il est beaucoup plus difficile que nous le pensions de détourner un astéroïde de sa trajectoire», explique Erik Sphaug, de l’Université de Californie, à Santa Cruz. «Nous sommes au beau milieu...