Quand Ahmad Ullah a senti le sol gronder sous ses pieds, il a sauté à travers une fenêtre ouverte de sa maison. Quand il s’est relevé, elle s’était effrondrée, enfermant dans la mort douze membres de sa famille. Le village d’Ahmad, Chow Ghani, caché dans un étroit ravin de la zone tourmentée des collines du nord-est de l’Afghanistan, a été dévasté par le tremblement de terre qui a frappé la région. Ce village de 2.500 personnes a été détruit en quelques secondes laissant dans les ruines 700 blessés et 400 morts, dont la femme, deux fils et un frère d’Ahmad. «Cela ressemble à un champ labouré maintenant», raconte Ahmad, un commandant des forces de l’opposition anti-Taliban de 35 ans. «C’est la volonté de Dieu, nous ne pouvons pas l’expliquer autrement, ajoute-t-il. Les gens sont terrifiés à l’idée que cela puisse se reproduire, et les survivants ont passé une journée en prière». Ahmed est arrivé à Faizabad quatre jours après avoir quitté son village dans la région de Shahr-i-Bozurg pour donner l’alerte sur les conditions de vie désespérées de ses concitoyens, qui vivent depuis une semaine maintenant sans vivre et sans eau potable. Assis en tailleur, les jambes croisées avec sur la tête le «pakul», le couvre-chef en laine traditionnel des Tadjiks qui ressemble à une galette, raconte la tragédie, en égrénant son chapelet nerveusement. «Il faisait chaud et j’allais juste m’endormir quand le tremblement de terre a eu lieu, dit-il. Il y a eu une première grosse secousse et j’ai sauté. D’instinct». «Une explosion est venue du sol et quand je me suis retourné, tout le monde était sous les décombres de la maison». «Nous avons essayé pendant trois jours de les sortir, mais il n’y avait pas assez de monde. Nous n’avions pas d’aide, nous ne pouvions rien», ajoute-t-il. Il a peur que l’aide donnée vendredi par les Pakistanais aux autorités locales soit volée et vendue sur le marché local dans quelques semaines. «Je me tuerai moi-même mais je ne laisserai pas ces gens-là vendre l’aide qui est envoyée pour les victimes», prévient-il. Une centaine de villages ont été dévastés par le séisme, principalement les districts de Rostak et Chah-ab (province de Takhar) et celui de Shahr-i-Bozurg (Badakshan) où habitent près de 100.000 personnes. (AFP)
Quand Ahmad Ullah a senti le sol gronder sous ses pieds, il a sauté à travers une fenêtre ouverte de sa maison. Quand il s’est relevé, elle s’était effrondrée, enfermant dans la mort douze membres de sa famille. Le village d’Ahmad, Chow Ghani, caché dans un étroit ravin de la zone tourmentée des collines du nord-est de l’Afghanistan, a été dévasté par le tremblement de terre qui a frappé la région. Ce village de 2.500 personnes a été détruit en quelques secondes laissant dans les ruines 700 blessés et 400 morts, dont la femme, deux fils et un frère d’Ahmad. «Cela ressemble à un champ labouré maintenant», raconte Ahmad, un commandant des forces de l’opposition anti-Taliban de 35 ans. «C’est la volonté de Dieu, nous ne pouvons pas l’expliquer autrement, ajoute-t-il. Les gens sont terrifiés à...
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