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Actualités - Chronologie

Les laboratoires secrets de l'Apartheid devant la Commission Vérité

La Commission Vérité et Réconciliation (TRC) va tenter à partir d’aujourd’hui de forcer les portes des laboratoires secrets de l’apartheid qui travaillèrent sur l’arme chimique et biologique. Une demi-douzaine de sommités de la recherche militaire et civile seront entendus comme témoins pendant cinq jours d’auditions spéciales organisées au Cap. Les expériences menées sur des humains et des animaux, les abus liés aux recherches et les responsabilités de l’Etat dans ces programmes menés entre 1981 et 1994 figurent au centre des auditions. La TRC va aussi tenter d’en savoir plus sur le programme militaire secret de développement de l’arme chimique et biologique, connu sous le nom de code «Project Coast». Le régime d’apartheid a toujours démenti l’existence de ce type de recherches. L’arrestation du Dr Wouter Basson, un physicien de 47 ans, ancien chef du 7e Bataillon médical considéré comme un des laboratoires les plus actifs de l’apartheid, a cependant permis de retrouver des documents officiels troublants, dont des notes scientifiques sur la fabrication d’armes chimiques mortelles. Le Dr Basson, qui fut le cerveau du programme «Project Coast», a été arrêté en janvier 1997 pour trafic de stupéfiants — en liaison avec un laboratoire privé issu d’une des sociétés-écran créées par les services spéciaux de l’apartheid. Lors de son audience d’inculpation, le chercheur, qui jouit d’une réputation sulfureuse auprès des services secrets du monde entier, a reconnu que ses recherches étaient destinées à «causer la peur et à diminuer la capacité de combat de l’ennemi». Dans ce but, des substances chimiques mortelles auraient été testées sur des humains, selon des enquêtes publiées par la presse sud-africaine. Un rapport officiel commandité par l’ex-président Frederik De Klerk a déjà montré que le bataillon 7Med était impliqué dans la fabrication et l’emploi de substances chimiques. Ce rapport accusait les chercheurs militaires d’avoir fourni des poisons aux services spéciaux qui les utilisaient contre les résistants anti-apartheid; le 7Med aurait aussi été impliqué dans une attaque chimique sur des soldats gouvernementaux mozambicains. A l’époque, ce rapport avait entraîné une purge dans l’armée: le Dr Basson, comme 23 autres officiers supérieurs, a dû prendre sa retraite anticipée en 1993. Il avait alors retrouvé un emploi de chef de service dans un hôpital militaire de Pretoria. (AFP)
La Commission Vérité et Réconciliation (TRC) va tenter à partir d’aujourd’hui de forcer les portes des laboratoires secrets de l’apartheid qui travaillèrent sur l’arme chimique et biologique. Une demi-douzaine de sommités de la recherche militaire et civile seront entendus comme témoins pendant cinq jours d’auditions spéciales organisées au Cap. Les expériences menées sur des humains et des animaux, les abus liés aux recherches et les responsabilités de l’Etat dans ces programmes menés entre 1981 et 1994 figurent au centre des auditions. La TRC va aussi tenter d’en savoir plus sur le programme militaire secret de développement de l’arme chimique et biologique, connu sous le nom de code «Project Coast». Le régime d’apartheid a toujours démenti l’existence de ce type de recherches. L’arrestation du...