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Actualités - Communiques Et Declarations

Hussein jette un doute sur la tenue d'un sommet arabe

Le roi Hussein de Jordanie a jeté un doute sur la tenue d’un sommet arabe sur le processus de paix avec Israël, réclamé avec insistance par les Palestiniens, en faisant état de divergences sur la forme d’une telle rencontre et sa finalité. «Des divergences persistent sur l’opportunité de réunir un sommet élargi ou restreint. Le sommet aura nécessairement lieu, mais quand? Je ne pourrais pas vous le dire», a dit le roi Hussein, au cours d’une rencontre avec la presse. Le souverain hachémite a relevé qu’un sommet élargi était difficile à réunir en raison des «séquelles des événements de 1990 et 1991», l’invasion irakienne du Koweit (août 1990) et la guerre du Golfe (janvier-février 1991). Selon lui, la proposition d’un sommet restreint fait face également à des critiques, une telle formule risquant de «diviser» les pays arabes. Le roi Hussein a estimé qu’un sommet arabe, s’il a lieu, «doit permettre d’ouvrir une nouvelle page pour la nation arabe et d’oublier le passé». Plusieurs dirigeants arabes ont multiplié les appels à un sommet arabe pour examiner le blocage du processus de paix au Proche-Orient, qu’ils imputent au gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu. Le président palestinien Yasser Arafat a appelé à nouveau à la tenue «urgente d’un sommet car la stabilité de la région ainsi que les lieux saints de l’islam à Jérusalem sont menacés». La Syrie s’était montrée vivement réticente sur l’utilité de réunir un sommet arabe, estimant qu’il était plus urgent de faire changer la politique des Arabes qui ont des liens avec Israël. «Nous n’avons pas tant besoin de tenir un nouveau sommet que d’une position politique claire capable de faire revenir sur leurs fautes ceux qui se sont trompés», avait écrit l’agence officielle syrienne SANA. Le vice-président syrien Abdel Halim Khaddam avait reconnu qu’il y avait un «désaccord politique» entre la Syrie et la Jordanie, notamment sur l’attitude à adopter face à Israël. Le roi Hussein, dont le pays est lié depuis 1994 par un traité de paix avec Israël, a réaffirmé que «la paix est un choix stratégique» pour la Jordanie, tout en insistant sur la nécessité pour Israël d’appliquer les accords signés avec les Arabes. «Nous devons continuer à œuvrer pour la réalisation de la paix, pour l’établissement d’un Etat palestinien avec Jérusalem pour capitale, la récupération du Golan syrien et du sud du Liban», a-t-il insisté. A l’adresse du gouvernement israélien qui refuse jusqu’ici une proposition de retrait américain de 13% en Cisjordanie, acceptée par les Palestiniens, le roi Hussein a déclaré que «tous les accords doivent être respectés à la lettre». Selon lui, le non-respect par Israël de ses engagements pourrait «être catastrophique pour tous les accords précédents non seulement entre Israéliens et Palestiniens mais également entre Israël et les autres parties impliquées dans le processus de paix». «Il faut barrer la route aux opposants à la paix qu’ils soient dans le monde arabe ou en Israël, par le dialogue et la logique», a-t-il ajouté, estimant que «la situation est arrivée à un stade dangereux et qu’il faut éviter à tout prix l’explosion». Le roi Hussein a enfin tenu à souligner qu’il ne pouvait y avoir de «substitut» à l’Autorité palestinienne, que la Jordanie «soutient sans limite». Un haut responsable jordanien a indiqué que le roi Hussein avait adressé en avril une lettre dans ce sens à M. Netanyahu. Il a révélé en outre que la récente décision d’Amman de ne pas accueillir le guide spirituel du mouvement intégriste palestinien Hamas, cheikh Ahmad Yassine, était due à la volonté de la Jordanie de soutenir le président palestinien Yasser Arafat. (AFP)
Le roi Hussein de Jordanie a jeté un doute sur la tenue d’un sommet arabe sur le processus de paix avec Israël, réclamé avec insistance par les Palestiniens, en faisant état de divergences sur la forme d’une telle rencontre et sa finalité. «Des divergences persistent sur l’opportunité de réunir un sommet élargi ou restreint. Le sommet aura nécessairement lieu, mais quand? Je ne pourrais pas vous le dire», a dit le roi Hussein, au cours d’une rencontre avec la presse. Le souverain hachémite a relevé qu’un sommet élargi était difficile à réunir en raison des «séquelles des événements de 1990 et 1991», l’invasion irakienne du Koweit (août 1990) et la guerre du Golfe (janvier-février 1991). Selon lui, la proposition d’un sommet restreint fait face également à des critiques, une telle formule...