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Actualités - Chronologie

Finale (dames) Seles-Sanchez : au rendez-vous des souvenirs

Une finale qui ramènera les nostalgiques d’un tennis bouleversé dans ses traditions par de jeunes ambitieuses, comme Anna Kournikova, Venus et Serena Williams, sept ans en arrière. Seles, encore Yougoslave, avait alors battu Sanchez (6-3, 6-4) en finale, sur ce même central de Roland-Garros. Sur cette terre où elles ont rappelé qu’elles étaient toutes les deux nées en tant que vedette, l’Espagnole en gagnant le premier de ses deux titres à 17 ans en 1989, l’Américaine en obtenant le premier de ses trois succès consécutifs à 16 ans, en 1990, les deux joueuses seront à la recherche de leur gloire passée. Sanchez (3 victoires) n’a plus gagné de tournoi du Grand Chelem depuis 1994. Le dernier succès de Seles (9 titres) remonte à l’Australie, en 1996, mais il ne fut qu’un court moment heureux dans une longue période noire. Poignardée dans le dos, en 1993 à Hambourg, par un supporteur de Steffi Graf qu’elle avait déboulonnée de son piédestal, la cogneuse au revers à deux mains destructeur allait être durement ébranlée psychologiquement. Pilonnage des lignes Alors qu’elle commençait à sortir d’une longue dépression nerveuse, son père Karoly, qui avait également été son unique entraîneur, commençait à ressentir les symptômes du cancer qui allait l’emporter quinze jours avant le début des Internationaux de France. «J’ai longtemps hésité à venir, a révélé Seles en arrivant à Paris. Je pense qu’il aurait aimé que je continue à jouer. Mais ce n’est pas cela qui me fait gagner», a-t-elle précisé. Comme elle a affirmé que la tenue noire qu’elle porte n’avait pas été créée pour «porter le deuil de son père». Bien qu’elle dise qu’elle ne «sera plus jamais la Seles qu’elle était avant le coup de couteau», on a eu le loisir de découvrir en demi-finale, où elle a balayé la jeune Martina Hingis, qu’elle n’en était plus très loin. Sanchez, qui pratique toujours son tennis défensif extrêmement exigeant, à base de rallyes permanents, pourrait s’en apercevoir et céder sous le terrible pilonnage des lignes auquel l’Américaine soumet toutes ses adversaires. L’Espagnole a passé 10 heures et 19 minutes sur le court jusqu’à maintenant, contre 7 heures et 30 minutes pour Seles, dont la fraîcheur sera un autre atout. En outre, le service de Sanchez, qu’elle a perdu à 7 reprises sur 11 mises en jeu en demi-finale, lors de sa victoire face à l’Américaine Lindsay Davenport, ne paraît pas à la hauteur de celui de Seles. Seles bénéficiera enfin d’un avantage psychologique sérieux. En 16 rencontres, elle a battu quatorze fois Sanchez, dont 6 fois sur 7 dans une finale. (AFP)
Une finale qui ramènera les nostalgiques d’un tennis bouleversé dans ses traditions par de jeunes ambitieuses, comme Anna Kournikova, Venus et Serena Williams, sept ans en arrière. Seles, encore Yougoslave, avait alors battu Sanchez (6-3, 6-4) en finale, sur ce même central de Roland-Garros. Sur cette terre où elles ont rappelé qu’elles étaient toutes les deux nées en tant que vedette, l’Espagnole en gagnant le premier de ses deux titres à 17 ans en 1989, l’Américaine en obtenant le premier de ses trois succès consécutifs à 16 ans, en 1990, les deux joueuses seront à la recherche de leur gloire passée. Sanchez (3 victoires) n’a plus gagné de tournoi du Grand Chelem depuis 1994. Le dernier succès de Seles (9 titres) remonte à l’Australie, en 1996, mais il ne fut qu’un court moment heureux dans une longue...