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Actualités - Chronologie

Influence politique accrue des hispaniques en Californie

Le poids politique de la communauté d’origine latino-américaine ne cesse de s’accroître en Californie et le nombre d’Hispaniques à se rendre aux urnes dans le plus peuplé des Etats américains a doublé en quatre ans tandis que celui des électeurs inscrits a fait un bond de 121% en dix ans. En outre, pour la première fois depuis 1871, un «latino» pourrait être élu en novembre prochain au sein du gouvernement de l’Etat. Selon un sondage de sortie des urnes publié jeudi par le «Los Angeles Times», 12% des Californiens ayant voté le 2 juin dans une élection primaire et plusieurs référendums étaient des Hispaniques. Le pourcentage d’Hispaniques ayant participé à des scrutins semblables en 1994 et 1996 était respectivement de 6% et de 8%. Quant au nombre de Californiens d’origine latino-américaine inscrits sur les listes électorales, il est passé de un million en 1988 à 2,3 millions en 1998, selon une récente étude du Forum sur les problèmes latinos, un centre d’études basé à San Francisco. Ces chiffres reflètent l’accroissement de l’immigration et de la population d’origine latino-américaine, aujourd’hui estimée à quelque 29% des 33 millions d’habitants de la Californie. En 2040, les Hispaniques devraient représenter la majorité de la population de l’Etat. Le nombre d’élus hispaniques dans les instances politiques californiennes est aussi en augmentation. Sept siégeaient au Congrès local à Sacramento, la capitale de l’Etat, en 1992. Ils sont aujourd’hui 18, soit 15% des cent vingt membres de l’Assemblée et du Sénat californiens. Pour la première fois depuis plus d’un siècle, un Hispanique pourrait être élu en novembre par l’ensemble de l’Etat. Cruz Bustamante, qui était devenu en 1996 le premier président hispanique de l’Assemblée californienne, est en lice pour le poste de lieutenant-général de Californie, le numéro deux du gouvernement de l’Etat. Trois autres hispaniques sont candidats à des mandats dans l’administration californienne. L’augmentation de l’immigration, légale et illégale, mais toujours mexicaine dans son écrasante majorité, se reflète aussi par les problème politiques qui ont agité et divisé la Californie ces dernières années. En 1994, les Californiens ont approuvé par référendum la suppression de certains avantages sociaux pour les immigrants illégaux, puis en 1996 la suppression de la politique dite d’«action affirmative» qui favorisait notamment l’emploi des minorités. Mardi dernier, les Californiens ont voté contre l’enseignement bilingue qui permettait aux enfants hispaniques de recevoir dans les écoles publiques une éducation en espagnol. Dans les trois cas, les Hispaniques se sont retrouvés dans la minorité. Contrairement à ce qu’indiquaient les sondages avant le scrutin, les électeurs hispaniques ont en effet voté mardi dernier contre «l’anglais à l’école». Ce référendum a été approuvé grâce au vote des Blancs (67% de oui) et des Asiatiques (57%). En revanche, 63% des Hispaniques et 52% des Noirs ont voté contre. (AFP)
Le poids politique de la communauté d’origine latino-américaine ne cesse de s’accroître en Californie et le nombre d’Hispaniques à se rendre aux urnes dans le plus peuplé des Etats américains a doublé en quatre ans tandis que celui des électeurs inscrits a fait un bond de 121% en dix ans. En outre, pour la première fois depuis 1871, un «latino» pourrait être élu en novembre prochain au sein du gouvernement de l’Etat. Selon un sondage de sortie des urnes publié jeudi par le «Los Angeles Times», 12% des Californiens ayant voté le 2 juin dans une élection primaire et plusieurs référendums étaient des Hispaniques. Le pourcentage d’Hispaniques ayant participé à des scrutins semblables en 1994 et 1996 était respectivement de 6% et de 8%. Quant au nombre de Californiens d’origine latino-américaine inscrits...