Secrétaire général de la Fédération internationale de football (FIFA) depuis dix-sept ans, Joseph «Sepp» Blatter est célèbre dans le monde entier pour avoir transformé les fastidieuses cérémonies de tirage au sort en véritables shows télévisés au cours desquels il distille ses bons mots dans toutes les langues et se joue des petites boules multicolores tel un magicien. Mais ce n’est pas le seul talent de ce Suisse enjoué, âgé de 62 ans (il est né le 10 mars 1936 au pied du Cervin), qui brique le fauteuil de président de la FIFA le 8 juin, associé à Michel Platini, avec le soutien du président sortant, le tout-puissant Brésilien Joao Havelange, avec lequel il travaille depuis dix-sept ans. Avant de devenir le numéro deux de la FIFA en 1981 et de gérer avec rigueur et intelligence les dossiers les plus divers, Sepp Blatter a eu un parcours très éclectique, mais avec un dénominateur commun qui se vérifie encore actuellement: le besoin de bien communiquer et de s’impliquer à fond dans tout ce qu’il entreprend. Avec succès. Journaliste et colonel Après de brillantes études à Lausanne, où il décroche une licence de hautes études commerciales, ce fils «d’ouvriers intelligents», comme il se décrit, débute sa carrière dans le tourisme en 1959 comme secrétaire de l’Office du Valais avant de devenir, en 1964, dirigeant de la Fédération suisse de hockey sur glace. Deux ans plus tard, le voilà chef de presse de l’Association suisse de sport: Sepp Blatter est d’ailleurs très fier de toujours faire partie de l’Association suisse des journalistes sportifs. A 32 ans, nouveau virage dans sa carrière: tout en pratiquant assidûment le football, il entre chez Longines où il restera jusqu’en 1975 et terminera comme directeur des relations publiques et du marketing. Il participe d’ailleurs avec cette société spécialisée dans le chronométrage aux Jeux olympiques de 1972 à Munich. En 1975, Joseph Blatter rejoint la FIFA, présidée depuis un an par Joao Havelange, comme directeur technique des programmes de développement. Promu directeur technique en 1977, il accède au poste de secrétaire général le 1er novembre 1981 en remplacement d’Helmut Kaeser. «Et depuis, dit-il, je me suis investi à fond en ne vivant que pour le football. Je me suis marié avec la FIFA au détriment de ma vie familiale». Sepp Blatter est divorcé. Il a une fille d’un premier mariage, Corinne (36 ans), qui l’aide actuellement dans sa campagne, chez lui à Zurich. Confiant en sa victoire En plus, comme tout citoyen helvétique, Sepp Blatter a suivi régulièrement des périodes militaires qui lui ont permis d’atteindre le grade de colonel, le plus élévé pour ceux qui ne font pas carrière. «Colonel et commandant de régiment logistique depuis 1984, ce qui est rare», rectifie-t-il avec le sourire. Mais ce n’est pas tout. Sepp Blatter, de par ses relations et ses origines valaisannes, est également coprésident de l’Association pour l’organisation des Jeux olympiques d’hiver (AOJOH) Sion- 2006. Sepp Blatter est actuellement à un tournant de sa carrière. A quelques jours du verdict des urnes, il se dit «confiant» dans sa victoire, qui ferait alors de lui le huitième président de la FIFA. Malgré les dures attaques dont il a été la cible de la part du camp adverse du Suédois Lennart Johansson, qui l’ont conduit à se mettre «en congé» de son poste de secrétaire général de la FIFA. «Je serai vainqueur parce que mon message est clair et surtout passe bien». Réponse le 8 juin à Paris.(AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Secrétaire général de la Fédération internationale de football (FIFA) depuis dix-sept ans, Joseph «Sepp» Blatter est célèbre dans le monde entier pour avoir transformé les fastidieuses cérémonies de tirage au sort en véritables shows télévisés au cours desquels il distille ses bons mots dans toutes les langues et se joue des petites boules multicolores tel un magicien. Mais ce n’est pas le seul talent de ce Suisse enjoué, âgé de 62 ans (il est né le 10 mars 1936 au pied du Cervin), qui brique le fauteuil de président de la FIFA le 8 juin, associé à Michel Platini, avec le soutien du président sortant, le tout-puissant Brésilien Joao Havelange, avec lequel il travaille depuis dix-sept ans. Avant de devenir le numéro deux de la FIFA en 1981 et de gérer avec rigueur et intelligence les dossiers les plus...