L’Allemagne ne jouera probablement pas le football le plus exaltant de cette XVIe coupe du Monde, mais cela ne signifie pas pour autant que les joueurs allemands ne brandiront pas pour la quatrième fois le trophée de champion du monde. «Je ne dis pas que nous serons champions du monde mais je pense que nous pouvons l’être, explique l’entraîneur Berti Vogts. D’autres équipes ont plus de talent que nous mais nous pouvons toujours les battre». Battre des équipes pratiquant un meilleur football a toujours été une spécialité allemande, l’équipe de Berti Vorgts l’ayant une fois de plus prouvé lors du championnat d’Europe 1996. Après des matches de qualification pour le Mondial décevants, Vogts a été encouragé par la performance de son équipe contre le Brésil en mars, malgré le fait que les Brésiliens aient gagné 2-1. «Je pense que nous allons dans la bonne direction», estimait Vogts à l’issue de cette rencontre, les champions du monde en titre n’ayant réussi à s’imposer que dans les dernières minutes grâce à un but de Ronaldo. Franz Beckenbauer, qui a gagné la Coupe du monde à la fois en tant que joueur et entraîneur, se montrait lui aussi confiant après ce match que l’Allemagne aurait tout aussi bien pu gagner. «Nous avons vu que le Brésil pouvait être battu», expliquait le libero de légende, capitaine de l’équipe d’Allemagne lors de la victoire de 1974 puis entraîneur en 1990. Pour Beckenbauer, «le Brésil n’est pas une équipe qui fait des miracles. Ce sont onze humains normaux. Pendant 90 minutes, nous avons clairement été la meilleure équipe et nous avons eux plus d’opportunités qu’eux. Nous méritions de gagner». Cette défaite a mis un terme à une série de 22 matches sans défaite qui avait commencé en juin 1996, après la victoire de la France sur l’Allemagne 1-0 à Stuttgart. Vogts explique que ce match contre la France est «sa défaite favorite», l’Allemagne ayant battu quelques semaines plus tard à Wembley la République tchèque en finale du championnat d’Europe. Un besoin de sang neuf Avant le match contre le Brésil, Vogts était inquiet. Le parcours hésitant de son équipe lors des qualifications évoquait le spectre de 1994, l’Allemagne ayant alors été éliminée en quart de finale de la Coupe du monde par la Bulgarie. C’est grâce à une victoire difficile sur l’Albanie que l’Allemagne a réussi à se qualifier, évitant de justesse les matches de barrage. «Si nous ne voulons faire qu’un passage éclair en France, c’est ainsi que nous devons jouer», se lamentait alors Vogts. Au premier tour de la coupe du Monde, l’Allemagne rencontrera notamment les Etats-Unis et l’Iran, deux équipes plutôt modestes qui ressemblent à celles qui ont posé des problèmes à l’Allemagne en qualifications. La quatrième équipe du groupe F sera, elle, d’un tout autre niveau puisqu’il s’agit de la Yougoslavie. La sélection allemande réunira à la fois de jeunes attaquants très performants tels que Oliver Bierhoff ou Ulf Kirsten, meilleur buteur du championnat allemand pour la deuxième saison consécutive, et des joueurs beaucoup plus expérimentés, tels que Jürgen Klinsmann, qui compte déjà plus d’une centaine de sélections, ou Lothar Matthäus, âgé de 37 ans. «Ce sera particulièrement important pour moi car cela me donnera l’opportunité de prendre ma retraite sur une bonne note», explique Klinsmann en faisant référence au Mondial de cette équipe. Klinsmann, âgé de 33 ans, n’est pourtant pas sûr d’avoir sa place dans l’équipe. Vogts l’a en effet prévenu que s’il était à court de forme, il ne porterait pas le maillot de l’équipe allemande, comme cela a été le cas le 22 avril lors du match amical gagné par l’Allemagne contre le Nigéria 1-0. Avec plusieurs joueurs de plus de trente ans, l’équipe allemande manque de sang neuf. Cependant, Vogts a renouvelé sa confiance à des joueurs d’expérience comme Andreas Köpke, Jürgen Köhler, Andreas Möller et Thomas Hässler. Selon Beckenbauer, plaisant ou non, le jeu de l’Allemagne devrait de toute façon permettre à cette sélection «de battre n’importe qui». (Reuters)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Allemagne ne jouera probablement pas le football le plus exaltant de cette XVIe coupe du Monde, mais cela ne signifie pas pour autant que les joueurs allemands ne brandiront pas pour la quatrième fois le trophée de champion du monde. «Je ne dis pas que nous serons champions du monde mais je pense que nous pouvons l’être, explique l’entraîneur Berti Vogts. D’autres équipes ont plus de talent que nous mais nous pouvons toujours les battre». Battre des équipes pratiquant un meilleur football a toujours été une spécialité allemande, l’équipe de Berti Vorgts l’ayant une fois de plus prouvé lors du championnat d’Europe 1996. Après des matches de qualification pour le Mondial décevants, Vogts a été encouragé par la performance de son équipe contre le Brésil en mars, malgré le fait que les Brésiliens aient...