Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les cancereux ont tendance à surestimer leurs chances de survie

Les malades du cancer en phase terminale ont tendance à surestimer leurs chances de survie, ce qui les amène à choisir des thérapies mal appropriées à leur cas, indique une étude publiée dans la dernière livraison du «Journal of the American Medical Association» (JAMA). Une enquête auprès de 917 personnes atteintes de cancers du poumon et du colon s’étant étendus au foie montre que 82% des malades ont surestimé leurs chances de survivre six mois de plus. Or, souligne l’étude, les patients qui pensaient vivre au moins six mois ont choisi 2,6 fois plus souvent que les autres des thérapies agressives au lieu de traitements leur permettant d’attendre la mort sans souffrir. «Une communication renforcée entre les médecins et les patients sur le pronostic pourrait aider ces derniers à prendre des décisions sur leur traitement en étant mieux informés, (et) cela pourrait diminuer leur souffrance à la fin de leur vie», note Jane Weeks, le principal auteur de l’étude réalisée à l’institut du cancer Dana Farber de Boston (Massachusetts). Dans un éditorial, les Drs Thomas Smith et Karen Swisher estiment que les médecins devraient automatiquement «engager le dialogue avec le malade, lui demander ce qu’il souhaite savoir (...) et discuter de toutes les options de traitement». Toutefois, rappellent-ils, «les patients n’entendent pas toujours ce que leur dit le médecin». (AFP) L
Les malades du cancer en phase terminale ont tendance à surestimer leurs chances de survie, ce qui les amène à choisir des thérapies mal appropriées à leur cas, indique une étude publiée dans la dernière livraison du «Journal of the American Medical Association» (JAMA). Une enquête auprès de 917 personnes atteintes de cancers du poumon et du colon s’étant étendus au foie montre que 82% des malades ont surestimé leurs chances de survivre six mois de plus. Or, souligne l’étude, les patients qui pensaient vivre au moins six mois ont choisi 2,6 fois plus souvent que les autres des thérapies agressives au lieu de traitements leur permettant d’attendre la mort sans souffrir. «Une communication renforcée entre les médecins et les patients sur le pronostic pourrait aider ces derniers à prendre des décisions sur leur...