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Actualités - Chronologie

Bagdad plaide sa cause, sans convaincre, devant le Conseil de Sécurité

Le ministre irakien des Affaires étrangères, Mohamed Saïd al-Sahhaf, a plaidé la bonne foi de l’Irak sur son désarmement lors d’une réunion informelle de trois heures avec le Conseil de Sécurité. Mais le délégué américain, Bill Richardson, a accusé les Irakiens de s’être livrés à une opération de «propagande» pour obtenir la levée des sanctions imposées à Bagdad depuis huit ans. «J’ai écouté, mais je n’ai pas été convaincu», a dit à la presse M. Richardson à l’issue de la réunion à huis clos. M. al-Sahhaf était assisté du vice-ministre des Affaires étrangères, Ryad al-Qaissy, et du principal responsable des programmes d’armement, le général Amer al-Saadi. Ils ont affirmé que l’Irak ne possédait plus d’armes de destruction massive et qu’il appartenait aux experts de l’ONU d’apporter la preuve du contraire, ont rapporté des diplomates. M. al-Qaissy a déclaré que dans un tribunal, le procureur doit apporter la preuve de ses accusations. L’ambassadeur de Slovénie, Danilo Turk, a affirmé aux journalistes qu’il «était légitime pour les Irakiens de présenter leur point de vue» et a qualifié la réunion d’«intéressante». Mais l’ambassadeur britannique, John Weston, qui a quitté la réunion avant la fin de celle-ci, a déclaré qu’il «avait entendu un exercice cynique de jésuiterie et de mystification». Les Irakiens ont demandé cette réunion avec le Conseil de Sécurité pour contrebalancer le rapport détaillé du chef de l’UNSCOM, Richard Butler, sur les informations manquantes dans le désarmement de l’Irak. L’embargo ne pourra être levé que lorsque l’ONU certifiera que l’Irak ne possède plus d’armes de destruction massive. Selon des diplomates, les experts irakiens ont réfuté point par point les arguments présentés la semaine dernière par l’UNSCOM lors de deux réunions de travail. «L’Irak n’a pas donné d’informations, ils ont fait de la propagande, ils ont polémiqué, ils ont lancé des accusations», a toutefois affirmé M. Richardson. «Ils doivent apporter des documents et des informations, ils doivent respecter les résolutions du Conseil de Sécurité, avant que les sanctions soient levées», a-t-il ajouté. L’ambassadeur américain a déclaré à la presse avoir posé de nombreuses questions portant sur le gaz neuro-toxique VX, sur la dissimulation, sur les gyroscopes ou l’armement biologique. Des diplomates ont relevé le caractère exceptionnel d’une telle discussion entre hauts représentants des deux pays. Interrogé sur l’atmosphère de la réunion, le représentant adjoint de la Russie, Youri Fedotov, a affirmé qu’elle «n’avait pas été très agréable». La présence aérienne US dans le Golfe Entre-temps, le département américain de la Défense a annoncé que les Etats-Unis ont rappelé huit bombardiers B-52 stationnés jusqu’alors sur l’île de Diego Garcia, dans l’océan Indien, et ont commencé à réduire leur présence aérienne dans la région du Golfe persique. La semaine dernière, Washington avait annoncé qu’un seul porte-avions américain resterait posté dans le Golfe et que les forces de frappe seraient diminuées étant donné le relâchement de la tension dans la région. Selon Ken Bacon, porte-parole du Pentagone, les B-52 ont été retirés d’une base britannique sur Diego Garcia et un bombardier B-1 a été rappelé de Bahrein. Un appareil de ravitaillement KC-10, un avion-radar E-3 et trois cargos HC-130 ont également été rappelés, a-t-il précisé dans un communiqué. Les Etats-Unis disposaient à la fin du mois de mai de 290 appareils dans le Golfe. Il en reste aujourd’hui 275. (AFP, Reuters)
Le ministre irakien des Affaires étrangères, Mohamed Saïd al-Sahhaf, a plaidé la bonne foi de l’Irak sur son désarmement lors d’une réunion informelle de trois heures avec le Conseil de Sécurité. Mais le délégué américain, Bill Richardson, a accusé les Irakiens de s’être livrés à une opération de «propagande» pour obtenir la levée des sanctions imposées à Bagdad depuis huit ans. «J’ai écouté, mais je n’ai pas été convaincu», a dit à la presse M. Richardson à l’issue de la réunion à huis clos. M. al-Sahhaf était assisté du vice-ministre des Affaires étrangères, Ryad al-Qaissy, et du principal responsable des programmes d’armement, le général Amer al-Saadi. Ils ont affirmé que l’Irak ne possédait plus d’armes de destruction massive et qu’il appartenait aux experts de l’ONU...