Remise en état de trois gisements pétrolifères dans le sud de l'Irak
le 03 juin 1998 à 00h00
Trois gisements pétrolifères dans le sud de l’Irak ont été remis en état et ont repris leur production, a affirmé un responsable pétrolier irakien, cité mardi par les journaux irakiens. «Les ingénieurs irakiens ont remis en état les trois gisements dans la province de Missane», à 400 km au sud-est de Bagdad, a déclaré le directeur de la compagnie irakienne du pétrole du sud, Rafed Yassine al-Dabouni. Il s’agit des gisements de Bazergan, de Fakka et d’Abou Gharb, dont la production avait été interrompue depuis près de 20 ans, en raison de la guerre Irak-Iran (1980-88). Sans préciser le montant de la production totale des trois gisements, M. Dabouni a indiqué que celle-ci «a repris après la construction de (nouvelles) stations de pompage et de réservoirs de stockage». Le responsable irakien a par ailleurs indiqué que sa compagnie avait entamé les travaux de la première phase de développement du gisement de Qurna, à 65 km au nord de Bassorah, la capitale méridionale de l’Irak. Il a affirmé que la production de Qurna devrait commencer vers la fin de l’année, sans toutefois préciser le niveau de sa production. Une capacité de 605.000 barils par jour M. Dabouni a indiqué que sa compagnie allait également restaurer le terminal pétrolier de Khor al-Amiq, dans le nord du Golfe, sérieusement endommagé lors du conflit Irak-Iran et de la guerre du Golfe en 1991. «Le terminal sera prêt vers la fin de l’année et sera doté d’une capacité de chargement de 605.000 barils par jour», a affirmé le responsable irakien. Une équipe de l’ONU, qui a récemment inspecté les installations pétrolières de l’Irak, a déconseillé une augmentation rapide de la capacité de production de ce pays selon un rapport présenté au Conseil de Sécurité de l’ONU. Le Conseil de Sécurité de l’ONU a autorisé en février l’Irak à vendre pour 5,2 milliards de dollars de pétrole par semestre pour financer l’achat de produits de première nécessité, contre 2 mds USD actuellement. La phase IV de ce programme humanitaire commence le 4 juin. L’Irak affirme ne pas pouvoir exporter pour plus de 4 mds USD de brut par semestre, en raison de la dégradation de ses infrastructures pétrolières. Le ministre irakien du Pétrole, Amer Rachid, avait affirmé dimanche que le niveau des exportations irakiennes avoisinerait dorénavant «1,6 mbj». Selon lui, «le niveau des exportations augmentera peu après l’arrivée des pièces de rechanges pour les installations pétrolières, pour atteindre 1,8 mbj, puis 2 mbj».
Trois gisements pétrolifères dans le sud de l’Irak ont été remis en état et ont repris leur production, a affirmé un responsable pétrolier irakien, cité mardi par les journaux irakiens. «Les ingénieurs irakiens ont remis en état les trois gisements dans la province de Missane», à 400 km au sud-est de Bagdad, a déclaré le directeur de la compagnie irakienne du pétrole du sud, Rafed Yassine al-Dabouni. Il s’agit des gisements de Bazergan, de Fakka et d’Abou Gharb, dont la production avait été interrompue depuis près de 20 ans, en raison de la guerre Irak-Iran (1980-88). Sans préciser le montant de la production totale des trois gisements, M. Dabouni a indiqué que celle-ci «a repris après la construction de (nouvelles) stations de pompage et de réservoirs de stockage». Le responsable irakien a par ailleurs...
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