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Actualités - Chronologie

Affaire Lewinsky : Clinton renonce au privilège de l'exécutif

Le président américain Bill Clinton a renoncé hier à invoquer le privilège de l’exécutif pour bloquer le témoignage de deux de ses collaborateurs dans l’affaire Lewinsky, a annoncé son porte-parole Michael McCurry. Dans ce qui apparaît comme un changement de stratégie, M. Clinton a décidé de ne pas faire appel de la décision du juge fédéral Norma Holloway Johnson, qui avait estimé que les besoins de l’enquête criminelle dirigée par le procureur indépendant Kenneth Starr outrepassaient ce droit au privilège de l’exécutif. M. Clinton a cependant décidé de faire appel sur un autre terrain, celui de la confidentialité des relations avocat-client, a précisé M. McCurry. Sa décision implique que Sidney Blumenthal, chargé de la communication à la Maison-Blanche, devra répondre aux questions devant le grand jury fédéral en charge de l’affaire Lewinsky, selon les experts. Interrogé en février, M. Blumenthal s’était à l’époque refusé à certaines réponses, invoquant ce privilège de l’exécutif qui permet de garder secrètes certaines conversations avec le président. L’appel concernant la confidentialité des relations avocat-client devrait par contre protéger Bruce Lindsey, avocat et ami très proche du président, qui tant que l’affaire ne sera pas tranchée en appel pourra s’en prévaloir pour éluder certaines questions. M. Clinton court-circuite ainsi M. Starr, qui, anticipant sur un appel prévu de M. Clinton concernant le privilège de l’exécutif, avait la semaine dernière demandé à la Cour suprême de se saisir de la question. M. Starr voulait ainsi gagner du temps en passant outre à l’étape normale de la Cour d’appel fédérale. Sa démarche rappelait un précédent célèbre, celui de l’ancien président Richard Nixon en 1974, qui avait invoqué le privilège de l’exécutif pour refuser de remettre des bandes magnétiques. Un procureur avait demandé à la Cour suprême de trancher selon une procédure accélérée. Celle-ci avait accepté et donné tort à M. Nixon, qui avait peu après démissionné. M. Starr enquête sur de possibles parjure, subornation de témoins et obstruction de la justice par M. Clinton, qui aurait menti à la justice pour cacher sa liaison avec une ancienne stagiaire de la Maison-Blanche, Monica Lewinsky, et aurait demandé à la jeune femme de faire de même. (AFP, Reuters)
Le président américain Bill Clinton a renoncé hier à invoquer le privilège de l’exécutif pour bloquer le témoignage de deux de ses collaborateurs dans l’affaire Lewinsky, a annoncé son porte-parole Michael McCurry. Dans ce qui apparaît comme un changement de stratégie, M. Clinton a décidé de ne pas faire appel de la décision du juge fédéral Norma Holloway Johnson, qui avait estimé que les besoins de l’enquête criminelle dirigée par le procureur indépendant Kenneth Starr outrepassaient ce droit au privilège de l’exécutif. M. Clinton a cependant décidé de faire appel sur un autre terrain, celui de la confidentialité des relations avocat-client, a précisé M. McCurry. Sa décision implique que Sidney Blumenthal, chargé de la communication à la Maison-Blanche, devra répondre aux questions devant le grand...