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Actualités - Chronologie

Duo de piano et violoncelle : éloquence et vivacité

Une fois de plus, le duo a fait plus d’une étincelle. Au violoncelle, Nariné Haroutounian et au piano Isabelle Kayayan pour dire toutes les beautés de ces pages qui font un peu le tour du monde et des siècles... Présenté par le Conservatoire national supérieur de musique, le duo a choisi d’interpréter des partitions de J.S.Bach, Ariosti, Couperin, Komidos, Albeniz, Rubinstein, Brahms. Dialogue subtil où les accords du piano donnaient avec vivacité et éloquence la réplique à un archet aux mouvements agiles et précis. Premières mesures de l’adagio de J.S.Bach et le ton est à une musique à la fois ardente et mesurée, mais plus proche d’une fervente prière... Rigueur d’une expression où pointe toutefois l’humanisme chrétien de la Renaissance. La «sonate en mi mineur» d’Ariosti où l’élégance et le maniérisme italiens ont des accents de cour succède à l’expression empreinte de foi de J.S.Bach. Comme pour rester dans le même ton et la lignée de compositeurs de siècles rapprochés, une délicieuse «pastorale» de F. Couperin où tout est exquise narration avec la fraîcheur d’un jardin à la française... Changement de cap et d’atmosphère avec les éclats emportés et au lyrisme chargé de douceur et de tendresse de «Hov Arek» de Komidas - Aslamazian où souffle impétueusement un air du pays des monts Ararats... Et pour terminer cette première partie, une fois de plus on change de direction pour atterrir en terre grisée de soleil... «Astourias» d’Albeniz ouvre les portes d’un monde aux passions exacerbées, aux jardins secrets et à la pénombre certes mystérieuse mais combien parfumée à «l’aquadente». Rythmes précipités, lyrisme débridé, le «folklore» a ici des accents tonitruants. Après l’entracte, place à une paisible rêverie teintée d’un léger souffle romantique avec la «mélodie» du virtuose A. Rubinstein. Longues phrases sinueuses comme le cours d’un fleuve tranquille où pointe la sensibilité à fleur de peau d’un compositeur doué tant la narration est gracieuse et spontanée. Pour clôturer ce récital, en toute majesté arrive cette grave «sonate en mi mineur op 38» de J. Brahms avec ses trois mouvements où «l’allegro» est prédominant. Sonate aux embranchements multiples et riches. Joignant avec bonheur le classicisme le plus sévère à un romantisme voilé, l’écriture de Brahms demeure celle d’un maître accompli. Il y a là un subtil mélange de genres où l’on retrouve à la fois Bach et Beethoven. Une musique enchanteresse qui laisse l’auditeur rêveur de premier coup d’archet jusqu’au dernier accord de piano...
Une fois de plus, le duo a fait plus d’une étincelle. Au violoncelle, Nariné Haroutounian et au piano Isabelle Kayayan pour dire toutes les beautés de ces pages qui font un peu le tour du monde et des siècles... Présenté par le Conservatoire national supérieur de musique, le duo a choisi d’interpréter des partitions de J.S.Bach, Ariosti, Couperin, Komidos, Albeniz, Rubinstein, Brahms. Dialogue subtil où les accords du piano donnaient avec vivacité et éloquence la réplique à un archet aux mouvements agiles et précis. Premières mesures de l’adagio de J.S.Bach et le ton est à une musique à la fois ardente et mesurée, mais plus proche d’une fervente prière... Rigueur d’une expression où pointe toutefois l’humanisme chrétien de la Renaissance. La «sonate en mi mineur» d’Ariosti où l’élégance et le...