Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

L'ambassade de Turquie accuse l'évêque maronite de Chypre de dénaturer l'histoire

L’ambassade de Turquie à Beyrouth a accusé hier l’évêque maronite de Chypre, Mgr Boutros Gemayel, d’avoir «dénaturé» des faits historiques en qualifiant d’«occupation» la présence depuis 1974 de l’armée turque dans la partie nord de l’île et d’avoir présenté une version «non conforme à la réalité» de la situation des maronites vivant dans cette région. Mgr Gemayel avait affirmé mercredi, à l’issue d’un entretien au palais Bustros avec le ministre des Affaires étrangères Farès Boueiz, que la situation de ces maronites était «en danger croissant» et demandé l’aide du gouvernement libanais en leur faveur. Dans ses propos, le prélat s’était référé à la partie chypriote-turque de l’île comme étant une zone «occupée» et à la partie chypriote-grecque comme étant une zone «libre». Dans un communiqué, l’ambassade de Turquie rappelle d’abord les conditions dans lesquelles s’était déroulée l’intervention des troupes turques en juillet 1974 et affirme qu’Ankara était «légalement» en droit d’intervenir pour protéger la communauté chypriote-turque à la suite du coup d’Etat pro-«Enosis» (union avec la Grèce) fomenté par le régime des colonels au pouvoir alors à Athènes. La chancellerie affirme par ailleurs que la République Turque de Chypre du Nord (RTCN, auto-proclamée en 1983 dans la zone nord et reconnue uniquement par Ankara) est une «démocratie constitutionnelle laïque» et que «la liberté religieuse de tous ses habitants y est respectée et sauvegardée». En outre, selon le communiqué, les autorités chypriotes-turques ont pris au cours des dernières années une série de mesures «de bonne volonté» afin d’améliorer les conditions de vie des maronites résidant toujours en RTCN (la majorité des maronites de la zone nord ayant fui vers le sud à la suite de l’invasion turque), et de faciliter les déplacements d’une zone à l’autre des familles maronites divisées entre les deux régions. Mgr Gemayel avait précisé mercredi que des quatre localités maronites de la zone nord, une a été entièrement désertée par ses habitants et les trois autres ne comptent plus au total que 120 personnes (contre plus de 6.000 maronites dans la partie chypriote-grecque). Selon le prélat, cette petite communauté risque à terme de disparaître puisque les autorités de la RTCN «exproprient tout terrain dont le propriétaire décède et ne le concède jamais à ses héritiers». Le communiqué de l’ambassade ne répond pas à cette accusation.
L’ambassade de Turquie à Beyrouth a accusé hier l’évêque maronite de Chypre, Mgr Boutros Gemayel, d’avoir «dénaturé» des faits historiques en qualifiant d’«occupation» la présence depuis 1974 de l’armée turque dans la partie nord de l’île et d’avoir présenté une version «non conforme à la réalité» de la situation des maronites vivant dans cette région. Mgr Gemayel avait affirmé mercredi, à l’issue d’un entretien au palais Bustros avec le ministre des Affaires étrangères Farès Boueiz, que la situation de ces maronites était «en danger croissant» et demandé l’aide du gouvernement libanais en leur faveur. Dans ses propos, le prélat s’était référé à la partie chypriote-turque de l’île comme étant une zone «occupée» et à la partie chypriote-grecque comme étant une zone...