Le président de la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre), Laurent-Désiré Kabila, a ordonné l’arrestation de plusieurs de ses ministres soupçonnés de malversations financières et de corruption. Ces arrestations ont commencé vendredi et samedi derniers par l’interpellation des ministres de l’Information Raphaël Ghenda et Kambale Mututulo, en charge du Portefeuille (Budget). Lundi soir, deux autres ministres, Etienne Richard Mbaya, chargé du Plan et Pierre Lokombe, de l’Energie, auraient à leur tour été arrêtés, a-t-on indiqué de source ministérielle. Ces nouvelles arrestations n’ont pas été officiellement confirmées par le gouvernement qui n’a fait aucune déclaration suite à cette vague d’interpellations. Bien que tous les ministres arrêtés soient soupçonnés de malversation financière ou de corruption, on ignore encore les faits précis reprochés à chacun d’eux. Un membre du gouvernement congolais a indiqué que ces arrestations s’inscrivent dans une vaste opération décidée par le président Kabila pour moraliser la vie publique. «Cela ne fait que commencer. Au total six à huit ministres impliqués dans les malversations financières seront arrêtés. Il s’agit de moraliser la vie publique», a dit le ministre qui a requis l’anonymat. Au ministère de l’Information, un audit a été initié par la présidence congolaise sur la gestion des fonds publics,Cette opération pourrait s’étendre à d’autres ministères, estime-t-on dans la capitale de la RDC. Une première C’est la première fois depuis la prise de pouvoir, le 17 mai 1997, par l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) de Laurent-Désiré Kabila que des ministres sont interpellés sur leur gestion. Jusqu’à présent, seuls des dirigeants d’entreprises publiques ont été arrêtés ou simplement interpellés. Des dignitaires du régime déchu du maréchal Mobutu Sese Seko accusés de détournements de fonds avaient été arrêtés peu après la victoire militaire de M. Kabila. Certains ont été libérés sous caution, alors que d’autres sont encore détenus au centre pénitencier et de rééducation de Kinshasa. En décidant de mettre de l’ordre dans son gouvernement, le président Kabila semble répondre aux critiques de la presse kinoise qui reproche aux nouveaux dignitaires la mauvaise gestion et la corruption. Dans son discours du premier anniversaire de sa prise de pouvoir, le 17 mai, le président Kabila a souligné que son gouvernement, engagé dans un programme de reconstruction de la RDC, doit compter d’«abord» sur ses propres efforts. Il s’agit essentiellement pour M.Kabila, qui cherche à susciter une grande adhésion de toutes les forces vives à son programme d’action, de marquer une nette différence entre son régime et celui de Mobutu Sese Seko responsable de la corruption généralisée pendant trente-deux ans. Ce faisant, M. Kabila veut maximiser les ressources financières de l’Etat et leur meilleure gestion pour réussir le financement du programme triennal de reconstruction estimé à 3 milliards de dollars. Les bailleurs de fonds de la RDC accusent en effet le régime de ne pas respecter les droits de l’homme et de bloquer la démocratie, et hésitent à débloquer les fonds promis pour la reconstruction. (AFP)
Le président de la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre), Laurent-Désiré Kabila, a ordonné l’arrestation de plusieurs de ses ministres soupçonnés de malversations financières et de corruption. Ces arrestations ont commencé vendredi et samedi derniers par l’interpellation des ministres de l’Information Raphaël Ghenda et Kambale Mututulo, en charge du Portefeuille (Budget). Lundi soir, deux autres ministres, Etienne Richard Mbaya, chargé du Plan et Pierre Lokombe, de l’Energie, auraient à leur tour été arrêtés, a-t-on indiqué de source ministérielle. Ces nouvelles arrestations n’ont pas été officiellement confirmées par le gouvernement qui n’a fait aucune déclaration suite à cette vague d’interpellations. Bien que tous les ministres arrêtés soient soupçonnés de malversation financière...
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