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Actualités - Reportage

Jazzy festival Dée fée, au mieux de sa forme (photos)

La première édition du Festival Heineken de jazz euro-libanais a démarré sur les chapeaux de roue avec un concert Dee Dee Bridgewater, explosif. Dans les jardins du Centre culturel français, rue de Damas, devant un parterre mixte de jeunes zazous et d’inconditionnels «ooya-cool» du jazz. Pour la deuxième fois, celle qui considère que sa voix «n’est qu’un instrument comme un autre» se présente au Liban avec son trio: André Cecarelli (batterie), Thierry Eliez (piano), Thomas Bramerie (contrebasse). Avec une joie de vivre, des éclats de rire et une manière bien particulière de faire le pitre, Dee Dee a semé ses improvisations volubiles, son inspiration débarrassée de tout complexe et une sincérité désarmante. Vêtue d’une robe-manteau plissée Issey Miyaké, d’une voix de velours vibrante et douce, elle a interprété «Stairway to the stars», «Shiny Stalkings», «How High the moon». La version rap d’«Undecided», scatty de «I’m beginning to see the light», swing de «Lady be good» et totalement chamboulée de «Hello Dolly». Et deux chansons superbement interprétées, «Mack the Knife» et «If you can’t sing it swing it, Mr Paganini» qu’elle a dédiées à Nora Joumbaltt. Dee Dee devrait figurer en bonne place dans le Livre Guiness des records. Elle est en effet la seule vocaliste de jazz à s’être jamais produite devant un million deux cent mille spectateurs. Mais à vrai dire pas pour ses beaux yeux: c’était en effet le 2 août 97, à l’hippodrome de Vincennes, en «vedette américaine» de la messe célébrée par Jean-Paul II lors des journées mondiales de la jeunesse. Le jazz, prétendument «musique du diable» et la religion peuvent donc faire bon ménage. Dee Dee en sait quelque chose: elle est née Denise Garrett à Memphis, Tennessee, berceau du rock and roll, du King, et de la soul music mais également haut lieu d’un gospel soumis perpétuellement aux tentations bluesy. Elle a rodé ses cordes vocales, encore écolière, au sein de la formation de son père avant de suivre son premier époux, le trompettiste Cecil Bridgewater. Dee Dee commence sa carrière en collaborant avec Sonny Rollins, Dizzy Gillespie, Dexter Gordon, Max Roach. Elle s’essaie également aux comédies musicales, sans pour autant oublier ses véritables origines, le jazz. Elle sort album après album, certains bénéficiant même d’une nomination aux Grammy’s. Dans son dernier album intitulé «Dear Ella», Dee Dee Bridgewater rend hommage, comme elle l’avait fait avec simplicité et émotion l’année dernière à Beiteddine, à l’une des plus grandes figures du jazz et avoue en même temps une de ses influences majeures...
La première édition du Festival Heineken de jazz euro-libanais a démarré sur les chapeaux de roue avec un concert Dee Dee Bridgewater, explosif. Dans les jardins du Centre culturel français, rue de Damas, devant un parterre mixte de jeunes zazous et d’inconditionnels «ooya-cool» du jazz. Pour la deuxième fois, celle qui considère que sa voix «n’est qu’un instrument comme un autre» se présente au Liban avec son trio: André Cecarelli (batterie), Thierry Eliez (piano), Thomas Bramerie (contrebasse). Avec une joie de vivre, des éclats de rire et une manière bien particulière de faire le pitre, Dee Dee a semé ses improvisations volubiles, son inspiration débarrassée de tout complexe et une sincérité désarmante. Vêtue d’une robe-manteau plissée Issey Miyaké, d’une voix de velours vibrante et douce, elle a...