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Actualités - Chronologie

Kabila exclut du parlement provisoire les anciens dignitaires du régime Mobutu

Le président de la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) Laurent-Désiré Kabila a exclu du Parlement provisoire les dignitaires du régime déchu de Mobutu Sese Seko ainsi que des personnalités soupçonnées d’être impliquées dans des crimes politiques ou économiques. Dans un décret-loi publié à Kinshasa, le président Kabila a créé une assemblée constituante qui sera chargée d’adopter des lois sur les partis politiques et les associations, et la commission nationale d’organisation des élections présidentielle et législatives prévues officiellement en avril 1999. L’assemblée arrêtera le projet de constitution qui sera soumis au référendum en décembre prochain. Le décret indique que l’assemblée comprendra 300 membres choisis en fonction de leur expérience professionnelle et de leur «moralité irréprochable». Les membres de l’assemblée ne doivent «jamais avoir été mêlés aux assassinats et crimes économiques» depuis l’indépendance de la RDC en 1960, ou ne pas «avoir été des dignitaires notoires des systèmes et régime déchus depuis le 17 mai 1997». Outre qu’il exclut les proches de Mobutu, le décret empêche, sans les citer, des personnalités de l’opposition ayant assumé des fonctions ministérielles ou politiques sous le régime de Mobutu, de participer à l’assemblée. C’est le cas de l’ancien premier ministre André Bo-Boliko Lokonga, président du Parti social démocrate chrétien (PSDC) et Etienne Tshisekedi président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), un des ministres de l’Intérieur dans les premiers gouvernements formés après l’arrivée au pouvoir de Mobutu en 1965. M. Tshisekedi est l’un des initiateurs du manifeste de la «NSelé» élaboré en 1967, qui a servi plus tard au programme politique de l’ex-parti unique, le Mouvement populaire de la révolution (MPR). Il était passé dans l’opposition en 1982 avec un groupe de parlementaires. L’exclusion des anciens dignitaires de l’instance législative de transition pourrait être le point de départ de leur élimination lors des futures élections générales. En mars dernier, le président de la commission chargée d’élaborer l’avant projet de constitution, Anaclet Kashamura, a publié une liste de 248 personnalités inéligibles, dont Tshisekedi, parce qu’elles seraient impliquées dans les assassinats politiques ou les crimes économiques. Suite aux contestations provoquées par cette liste, le gouvernement a refusé de la reconnaître, affirmant qu’elle était une initiative personnelle de M. Kashamura. Mais, le président Kabila a répété à plusieurs reprises sa volonté de renouveler la classe politique en écartant de la gestion les personnes compromises dans les détournements de fonds publics ou les crimes politiques. Relégué dans son village natal de Kabeya-Kamwanga dans le Kasaï oriental (centre), pour avoir violé l’interdiction des activités des partis politiques en vigueur depuis l’arrivée au pouvoir de M. Kabila, Tshisekedi n’a pas reconnu jusqu’à présent le nouveau régime en place à Kinshasa. Mardi, son conseiller politique, Joseph Mukendi, a demandé au prédisent Kabila d’ouvrir des négociations avec les partis d’opposition pour définir le cadre légal de la transition. «Nous ne sommes pas concernés par ce qui se fait sans consensus. Tout ce que le président Kabila fait constitue un maquillage politique. Cela n’engage que l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL-au pouvoir)», a dit M. Mukendi en réagissant à la création de l’assemblée constituante. «Il faut que nous nous mettions d’accord sur un cadre légal pour gérer la transition», a ajouté M. Mukendi qui prévient qu’en l’absence de «concertations avec les autres forces politiques, M. Kabila ne réussira pas à organiser les élections». (AFP)
Le président de la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) Laurent-Désiré Kabila a exclu du Parlement provisoire les dignitaires du régime déchu de Mobutu Sese Seko ainsi que des personnalités soupçonnées d’être impliquées dans des crimes politiques ou économiques. Dans un décret-loi publié à Kinshasa, le président Kabila a créé une assemblée constituante qui sera chargée d’adopter des lois sur les partis politiques et les associations, et la commission nationale d’organisation des élections présidentielle et législatives prévues officiellement en avril 1999. L’assemblée arrêtera le projet de constitution qui sera soumis au référendum en décembre prochain. Le décret indique que l’assemblée comprendra 300 membres choisis en fonction de leur expérience professionnelle et de leur...