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Actualités - Chronologie

La marche mondiale contre l'exploitation des enfants reçue par Chirac

Une dizaine d’enfants-travailleurs, qui voyagent du Cap (Afrique du Sud) à Genève dans le cadre de la première marche mondiale contre l’exploitation des enfants au travail, ont été reçus à Paris à l’Elysée et à l’UNESCO, pour réclamer le droit à une école, au nom des 250 millions d’enfants de 5 à 14 ans qui travaillent dans le monde. Ces petits marcheurs de 11 à 15 ans, originaires d’Inde, du Bangladesh, du Chili, du Honduras ou du Brésil, accompagnés d’une vingtaine d’adultes (syndicalistes, éducateurs de rue, militants d’ONG), ont les traits tirés de ceux qui ont beaucoup voyagé, beaucoup parlé et peu dormi: ils ont traversé l’Afrique, le Maghreb et l’Espagne, à pied, en train, en avion ou en bus. Mais ils sont les porte-parole des enfants qui travaillent dans les champs, les ateliers, les mines ou les rues de leur pays, et ils exigent des gouvernements qu’ils éliminent l’exploitation des enfants, et assurent l’éducation, «obligatoire et gratuite», pour tous. Ils ont rencontré le premier ministre Lionel Jospin vendredi à La Rochelle (ouest), avant d’être reçus par le président Jacques Chirac durant plus d’une heure. Le président les a écoutés témoigner, avant de dénoncer cette «forme moderne de l’esclavage», et d’appeler «toutes les nations» à signer la nouvelle convention que prépare l’Organisation internationale du travail (OIT) contre les formes «les plus intolérables» de leur exploitation. La destination finale de la marche est en effet Genève, où les marcheurs veulent peser sur les pays membres de l’OIT qui examineront ce projet. Pour Kailash Satyarthi, dirigeant de la «South Asian Coalition against Child Servitude» basée à New Delhi (Inde), à l’origine de cette marche, «les lois existantes» sur l’interdiction du travail des enfants «doivent être appliquées». Mais «nous avons aussi demandé» au président Chirac «d’user de son influence pour que l’éducation bénéficie de budgets plus importants» partout dans le monde. «Pas même 1% de l’aide au développement» des pays riches vers les pays pauvres ne va «à l’éducation». Les marcheurs se sont rendus ensuite à l’UNESCO, organisation des Nations Unies en charge de l’éducation, pour un pique-nique avec quelque 200 enfants de plusieurs régions de France, réunis par le Secours populaire français (SPF), membre du comité d’accueil en France avec notamment le Secours catholique, le CCFD, Artisans du Monde, des syndicats CFDT, CGT et FSU, etc. (AFP)
Une dizaine d’enfants-travailleurs, qui voyagent du Cap (Afrique du Sud) à Genève dans le cadre de la première marche mondiale contre l’exploitation des enfants au travail, ont été reçus à Paris à l’Elysée et à l’UNESCO, pour réclamer le droit à une école, au nom des 250 millions d’enfants de 5 à 14 ans qui travaillent dans le monde. Ces petits marcheurs de 11 à 15 ans, originaires d’Inde, du Bangladesh, du Chili, du Honduras ou du Brésil, accompagnés d’une vingtaine d’adultes (syndicalistes, éducateurs de rue, militants d’ONG), ont les traits tirés de ceux qui ont beaucoup voyagé, beaucoup parlé et peu dormi: ils ont traversé l’Afrique, le Maghreb et l’Espagne, à pied, en train, en avion ou en bus. Mais ils sont les porte-parole des enfants qui travaillent dans les champs, les ateliers, les...