Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les législatives hongroises inquiètent les investisseurs

Les Hongrois se rendent aux urnes dimanche pour un scrutin serré qui inquiète les investisseurs s’il donne naissance à une coalition incapable de gouverner et de poursuivre les réformes économiques. «Le pire des scénarios serait la formation d’un gouvernement minoritaire ou d’un Parlement incapable à trouver des majorités aptes à prendre des décisions», déclare Laza Kekic, analyste auprès de l’institut «Economist Intelligence Unit» de Londres. Depuis l’arrivée au pouvoir en 1994 du gouvernement socialo-libéral du premier ministre socialiste Gyula Horn, les milieux économiques ont placé leur entière confiance dans sa politique économique. Ce gouvernement a réduit de moitié la dette extérieure de la Hongrie et mis sur pied un large programme de privatisations. La croissance économique estimée à 4,4% en 1997 devrait se maintenir. Le principal parti d’opposition de droite, la Fédération des jeunes démocrates-parti civique hongrois FIDESZ-MPP, estime en revanche qu’il pourrait doubler le taux de croissance en un an en augmentant la productivité. La semaine dernière, après une forte poussée de la droite au premier tour, la Bourse de Budapest a enregistré une chute de près de 1.000 points. Elle s’est cependant stabilisée, dans l’attente du deuxième tour. Une déclaration du jeune leader du FIDESZ-MPP, Viktor Orban, âgé de 34 ans et qui pourrait devenir le prochain premier ministre hongrois, semble avoir calmé les marchés. «Il y aura un changement dans la politique économique mais le monde des finances ne sera pas perdant dans l’affaire» a-t-il dit. Selon une analyste de la Dresdner Bank, Christiane Lienecke, «le monde international des affaires ne s’attend pas à un grand changement dans la politique économique de la Hongrie, indépendamment de la composition du futur gouvernement, qu’il soit de centre-droite ou de centre-gauche». «Ce qui importe, c’est qu’une coalition pouvant fonctionner soit formée», a-t-elle ajouté. Au premier tour, les socialistes de M. Horn ont remporté 32,25% des voix contre 28,19% pour le FIDESZ-MPP. Le petit partenaire de la coalition au pouvoir, l’Alliance des démocrates libres (SZDSZ) n’a récolté que 7,88% des voix. Un analyste cité par le quotidien Magyar Hirlap a indiqué que «tous les partis hongrois responsables ayant accepté une future intégration dans les structures occidentales devront tenir le déficit de l’Etat au plus bas, ce qui veut dire que tout gouvernement devra prendre des mesures impopulaires». (AFP)
Les Hongrois se rendent aux urnes dimanche pour un scrutin serré qui inquiète les investisseurs s’il donne naissance à une coalition incapable de gouverner et de poursuivre les réformes économiques. «Le pire des scénarios serait la formation d’un gouvernement minoritaire ou d’un Parlement incapable à trouver des majorités aptes à prendre des décisions», déclare Laza Kekic, analyste auprès de l’institut «Economist Intelligence Unit» de Londres. Depuis l’arrivée au pouvoir en 1994 du gouvernement socialo-libéral du premier ministre socialiste Gyula Horn, les milieux économiques ont placé leur entière confiance dans sa politique économique. Ce gouvernement a réduit de moitié la dette extérieure de la Hongrie et mis sur pied un large programme de privatisations. La croissance économique estimée à 4,4%...