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Actualités - Chronologie

Les mineurs de Sibérie exigent la démission de Boris Eltsine

Les mineurs de Sibérie, qui bloquent le Transsibérien depuis plusieurs jours, ont durci en fin de semaine leur mouvement de grève, exigeant la démission du président Boris Eltsine et le paiement de leurs arriérés de salaires. Les autorités locales de la ville de Prokopievsk, une localité minière de Sibérie, ont apporté leur soutien aux grévistes, qui réclament le paiement de 3,7 milliards de roubles (600 millions de dollars) de salaires en retard. Les mineurs de Prokopievsk, un haut lieu du combat syndical, ont également télégraphié au Kremlin pour exiger la démission du chef de l’Etat. Au bord des rails, des dizaines de mineurs assis dans de petits abris autour de feu de charbon se racontaient jeudi la longue histoire des luttes sociales à Prokopievsk. Sous les banderoles proclamant «Eltsine démission» et «Ne fermez pas le puits de Kalinine», des élus locaux venaient encourager les grévistes, dont certains affirment ne pas avoir été payés depuis deux ans. Le maire de la ville, Evgueni Golioubiev, a envoyé un télégramme réclamant «la démission du président russe et le paiement intégral des arriérés de salaire avant le 1er juillet». Vendredi, les mineurs ont reçu la visite du vice-premier ministre Oleg Syssouiev, responsable du dossier social, qui leur a présenté le programme d’action du gouvernement, négocié avec les syndicats et le patronat au début du mois. Nikolaï Menenko, 50 ans, l’un des meneurs de la grève à Prokopievsk, a fait entendre au ministre Syssouiev la voix des mineurs désespérés: «Le plus important, c’est que nous voulons la démission du président. S’il démissionne, nous lèverons le blocus». «Le président dirige un système où les salaires ne sont pas payés, qui a conduit le pays à un génocide de masse et à une destruction complète de l’industrie du charbon, ajoute M. Menenko. Nous sommes prêts à attendre cent ans si nos demandes ne sont pas satisfaites». Le mouvement des mineurs a commencé la semaine dernière, avec le blocage de la ligne du Transsibérien à Anjero-Sioudjensk, au nord du chef lieu régional Kemerovo. Les grévistes ont coupé une voie parallèle par laquelle les autorités avaient réussi à faire passer plusieurs trains, coupant définitivement l’approvisionnement en produits alimentaires et en matière premières vers l’est du pays. Les autorités de Kemerovo ont cependant affirmé avoir environ deux mois de réserves en blé et en fuel. Le gouverneur de la région de Kemerovo, Aman Touleïev, a organisé de son côté des négociations avec les représentants du gouvernement et les dirigeants des houillères pour chercher une issue à la crise. La grève des mineurs est un défi majeur pour le nouveau gouvernement du jeune Sergueï Kirienko, qui a promis de s’attaquer en premier lieu au problème des salaires impayés, lors de son investiture en avril. (AFP)
Les mineurs de Sibérie, qui bloquent le Transsibérien depuis plusieurs jours, ont durci en fin de semaine leur mouvement de grève, exigeant la démission du président Boris Eltsine et le paiement de leurs arriérés de salaires. Les autorités locales de la ville de Prokopievsk, une localité minière de Sibérie, ont apporté leur soutien aux grévistes, qui réclament le paiement de 3,7 milliards de roubles (600 millions de dollars) de salaires en retard. Les mineurs de Prokopievsk, un haut lieu du combat syndical, ont également télégraphié au Kremlin pour exiger la démission du chef de l’Etat. Au bord des rails, des dizaines de mineurs assis dans de petits abris autour de feu de charbon se racontaient jeudi la longue histoire des luttes sociales à Prokopievsk. Sous les banderoles proclamant «Eltsine démission» et «Ne...