Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Un quadrimoteur sophistiqué

L’avion de transport militaire futur (ATF) est un quadrimoteur sophistiqué destiné à remplacer à partir de 2005 les Transall et Hercules en service dans les armées européennes. Selon les spécifications communes des états-majors des sept partenaires, l’ATF doit pouvoir emporter par tous les temps jusqu’à 32 tonnes de charge utile dans une soute de 4 mètres de large, sur 4.000 à 5.000 kilomètres et à une vitesse de croisière de 700 km/h. Il est équipé de l’avionique et des systèmes de contre-mesures électroniques les plus sophistiqués, mais doit aussi pouvoir se poser sur une piste de 1.000 mètres, même sommaire. Le coût de développement de l’avion, qui devrait être supporté pour l’essentiel par les industriels réunis sous l’égide d’Airbus Military Company (AMC, filiale du consortium européen Airbus Industrie) est estimé à 35 milliards de francs (5,8 mds USD). Le coût total du projet est estimé à 150 milliards de francs (25 mds USD) sur 20 ans pour les 288 appareils que veulent acheter les sept pays participant au programme: l’Allemagne (75 appareils), la France (50), la Grande-Bretagne (45), l’Italie (44), l’Espagne (36), la Turquie (26), et la Belgique (12). Le Portugal (9 appareils envisagés) n’est pour l’instant qu’observateur du projet. Le coût total du programme pour la France serait d’environ 27 milliards de francs, dont 7 milliards pour le développement. Pour la première fois, ce programme militaire devrait être mené comme un programme aéronautique civil par les industriels. Ces derniers prendront en charge le risque financier du développement et de l’industrialisation de l’appareil, qui sera proposé à un prix et dans des délais garantis aux Etats clients en échange d’un engagement de commandes fermes. Les industriels partenaires du projet ATF (également connu sous son acronyme anglais FLA, Future Large Aircraft) sont les quatre membres d’Airbus Industrie — Aerospatiale (France), DASA (Allemagne), British Aerospace (Grande-Bretagne), CASA (Espagne) — auxquels se sont joints Alenia (Italie), Flabel (Belgique), Turkish, Aerospace (Turquie) et, à titre d’observateur, OGMA (Portugal). (AFP)
L’avion de transport militaire futur (ATF) est un quadrimoteur sophistiqué destiné à remplacer à partir de 2005 les Transall et Hercules en service dans les armées européennes. Selon les spécifications communes des états-majors des sept partenaires, l’ATF doit pouvoir emporter par tous les temps jusqu’à 32 tonnes de charge utile dans une soute de 4 mètres de large, sur 4.000 à 5.000 kilomètres et à une vitesse de croisière de 700 km/h. Il est équipé de l’avionique et des systèmes de contre-mesures électroniques les plus sophistiqués, mais doit aussi pouvoir se poser sur une piste de 1.000 mètres, même sommaire. Le coût de développement de l’avion, qui devrait être supporté pour l’essentiel par les industriels réunis sous l’égide d’Airbus Military Company (AMC, filiale du consortium européen...