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Actualités - Chronologie

Deux cents algériens en grève de la faim à Melilla

Environ 200 immigrants algériens ont entamé, dans l’enclave espagnole de Melilla (nord du Maroc), une grève de la faim pour protester contre la mort d’un des leurs, renvoyé de force en Algérie, selon des organisations humanitaires. Ces immigrants, arrivés pour la plupart de façon irrégulière à Melilla et qui demandent leur admission en Espagne, sont en possession d’une coupure de presse sur laquelle apparaît la photo d’un jeune homme assassiné au cours d’un massacre. Ils croient reconnaître dans ce cadavre une de leurs connaissances, récemment rapatriée de force par les autorités espagnoles. Selon l’organisation humanitaire Groupe de travail pour l’immigration, les 200 Algériens, qui sont hébergés de façon provisoire dans une ferme, refusent depuis mardi soir la nourriture qui leur est fournie quotidiennement par la Croix-Rouge. Environ 150 Algériens hébergés à Melilla avaient déjà observé, du 24 novembre au 8 décembre 1997, une grève de la faim pour protester contre la situation «d’abandon et de désespoir» dans laquelle ils disaient se trouver, et contre le refus des autorités espagnoles de les laisser s’installer sur le continent. Au cours de ce mouvement, un Algérien avait tenté de s’immoler par le feu et un autre s’était grièvement mutilé à l’aide d’un couteau. D’après le Groupe de travail pour l’immigration, une centaine d’Algériens ont été expulsés depuis Melilla vers leur pays d’origine au cours des trois derniers mois. (AFP)
Environ 200 immigrants algériens ont entamé, dans l’enclave espagnole de Melilla (nord du Maroc), une grève de la faim pour protester contre la mort d’un des leurs, renvoyé de force en Algérie, selon des organisations humanitaires. Ces immigrants, arrivés pour la plupart de façon irrégulière à Melilla et qui demandent leur admission en Espagne, sont en possession d’une coupure de presse sur laquelle apparaît la photo d’un jeune homme assassiné au cours d’un massacre. Ils croient reconnaître dans ce cadavre une de leurs connaissances, récemment rapatriée de force par les autorités espagnoles. Selon l’organisation humanitaire Groupe de travail pour l’immigration, les 200 Algériens, qui sont hébergés de façon provisoire dans une ferme, refusent depuis mardi soir la nourriture qui leur est fournie...