Depuis la fin de la guerre, une véritable révolution a été mise en œuvre dans les entreprises au Liban. Avant les événements, le pays jouissait d’une culture d’entreprise unique dans la région qui a favorisé l’essor et la stabilité économiques du pays. Sa place dans le monde arabe était unique et les entreprises libanaises n’avaient pas réellement de concurrents. Durant la guerre, les frontières étant fermées, le marché libanais est devenu captif et les sociétés libanaises qui sont restées opérantes ont transformé le pays en prés carrés. Cette attitude a été prolongée après la guerre par l’accentuation des agences exclusives et un protectionnisme forcené. Aujourd’hui, même si la plupart des entrepreneurs libanais ne veulent pas céder leur situation privilégiée, le marché lui-même les contraint de plus en plus à une mutation. Cette mutation, d’abord économique et commerciale, s’est transformée aussi en changement d’organisation dans le domaine de la gestion et de la comptabilité. Des experts du cabinet «Mazars et Guerard», représentés au Liban par M. Jacques Saadé, ont d’ailleurs multiplié leurs études et leurs missions dans une nouvelle spécialité qui dépasse la simple expertise comptable, mais qui tient dans la restructuration complète de l’organisation d’entreprise et l’accomplissement d’une comptabilité moderne, transparente, dont les effets positifs se font sentir immédiatement. Dans un pays où l’impôt sur les bénéfices sociaux est plafonné à 10%, la fraude fiscale n’est plus de mise. Par contre, dans un nouveau contexte concurrentiel, l’important est de préserver, pour le moins, la part de marché de l’entreprise et de maîtriser son endettement. Il s’agit là, souvent, de revoir la stratégie même de l’entreprise, face à la concurrence dont on doit aussi mesurer la force. Or, quelles sont les forces de cette concurrence, étrangère ou non? Elles tiennent principalement dans l’établissement de réelles études de marchés, la mise en place d’une image de marque irréprochable et le recrutement d’un personnel qualifié. Tout cela engendre des coûts qui ne peuvent être financés que par des marges. D’où l’utilité, la nécessité, d’une comptabilité analytique appuyée par une informatique adéquate. Voici donc les recommandations de «Mazars et Guerard» à l’endroit des entreprises libanaises. Ces recommandations sont d’ailleurs reflétées à travers la première «Revue Fiduciaire Libanaise» qui vient de paraître pour le trimestre en cours. Au sommaire, entre autres: les nouvelles déclarations fiscales, les avances aux actionnaires et la valeur ajoutée de l’image de marque.
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