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Actualités - Chronologie

Un transporteur espagnol à la conquête de la Chine

Un simple tube de dentifrice avait éveillé la curiosité de José Cosmen pour la Chine: actuellement, ce chef d’entreprise de la région minière des Asturies (nord de l’Espagne) contrôle un groupe de transports routiers très prospère dans cet immense pays. «En 1983, j’apprends qu’un dentifrice fabriqué en Chine améliore non seulement l’hygiène buccale mais dégage aussi les voies respiratoires. Dans les Asturies, les problèmes respiratoires sont fréquents chez les mineurs. J’ai alors décidé de l’acheter et de le produire en Espagne», raconte-t-il. Mais ses premiers contacts par télex avec les autorités chinoises vont l’embarquer sur un terrain qu’il connaît mieux. «Dans quelle branche travaillez-vous?», lui demandent ses interlocuteurs. «Dans le transport», répond-il. «Eh bien parlons transport». Déjà à la tête d’une importante compagnie de transport routier, José Cosmen se voit alors offrir la possibilité d’investir dans un pays complètement inconnu pour lui. Il renonce au dentifrice et son groupe, Alsa S.A., devient en 1984 la première entreprise espagnole à s’établir chez le géant asiatique qui commençait à s’ouvrir sur le monde extérieur. Premier groupe de transport routier en commun en Espagne, Alsa, contrôlée par la famille Cosmen, possède actuellement une flotte de 700 taxis et plus de 350 autocars sur les routes chinoises. Il détient également dans ce pays des participations dans quinze entreprises mixtes du même secteur mais aussi dans la porcelaine et les jouets. Nouveautés Dans son bureau à Madrid où José Cosmen vient de deux à trois jours chaque semaine car le siège de sa compagnie est à Oviedo (Asturies), une grande carte de chine a été placardée sur un mur. Ça et là, toute sorte d’objets rappelle sa passion pour ce grand pays d’Asie, «l’une des plus belles expériences de ma vie», se plaît-il à insister. Il se souvient encore de son premier voyage en chine. «Ils portaient tous leur costume à col droit. Les discussions avec les représentants des entreprises de l’Etat duraient des heures. Pour eux, dit-il, le temps n’avait pas d’importance». Mais ces longues discussions ont donné leur fruit puisque Alsa a aussi été la première entreprise étrangère à obtenir une autorisation de Pékin pour opérer comme compagnie de transport routier en commun. Alsa, qui possède 1.100 autocars en Espagne et assure des liaisons régulières dans de nombreux pays européens, a commencé ses activités en Chine dans la zone économique spéciale de Shenzhen, limitrophe avec Hong Kong, où le groupe espagnol a établi son quartier général pour l’Asie. La société de José Cosmen a réussi à introduire de «grandes nouveautés» dans le secteur du transport en commun en Chine. «Quand nous sommes arrivés, les autocars partaient seulement lorsqu’ils étaient remplis. Le passager pouvait ainsi attendre le départ pendant une journée entière. Nous avons alors imposé des horaires fixes de départ. Les passagers sont enchantés», explique-t-il. Le groupe Alsa est présent dans une grande partie de la côte est de la Chine et affirme vouloir continuer à investir dans ce pays dont les habitants ont, selon José Cosmen, «une étonnante capacité d’adaptation aux influences occidentales». Il a bon espoir de remporter prochainement un marché pour la construction à Pékin de la plus grande gare routière d’Asie. Le chiffre d’affaires de ses filiales en Chine — au total plus de six milliards de pesetas (40 millions de dollars) — croît à un rythme de 10 à 12% chaque année, alors que son volume d’affaires en Espagne et en Europe progressera en 1998 de 3% pour dépasser les 30 milliards de pesetas. (AFP)
Un simple tube de dentifrice avait éveillé la curiosité de José Cosmen pour la Chine: actuellement, ce chef d’entreprise de la région minière des Asturies (nord de l’Espagne) contrôle un groupe de transports routiers très prospère dans cet immense pays. «En 1983, j’apprends qu’un dentifrice fabriqué en Chine améliore non seulement l’hygiène buccale mais dégage aussi les voies respiratoires. Dans les Asturies, les problèmes respiratoires sont fréquents chez les mineurs. J’ai alors décidé de l’acheter et de le produire en Espagne», raconte-t-il. Mais ses premiers contacts par télex avec les autorités chinoises vont l’embarquer sur un terrain qu’il connaît mieux. «Dans quelle branche travaillez-vous?», lui demandent ses interlocuteurs. «Dans le transport», répond-il. «Eh bien parlons...