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Actualités - Chronologie

Vers une controverse à l'OMC sur un cycle du millénaire

Lancer ou non un «cycle du millénaire» de négociations commerciales mondiales, telle est la question qui pourrait provoquer une controverse parmi les ministres attendus la semaine prochaine à Genève pour une importante réunion de l’OMC. Alors que le 21e siècle s’approche à grands pas, les membres de l’Organisation mondiale du commerce qui tient sa seconde session ministérielle les 18 et 20 mai sont divisés sur ce problème délicat qu’il faut trancher au plus tard l’an prochain. Le cycle de l’Uruguay, probablement la plus vaste libéralisation commerciale de l’histoire, contenait des engagements pour que de nouvelles discussions s’engagent en 1999 sur l’agriculture, un terrain vierge pour les 132 pays membres. Le «programme incorporé» découlant de ce cycle prévoyait aussi que des négociations s’engagent au plus tard en l’an 2000 sur un large éventail de services, et qu’elles incluent des domaines telles que les subventions et les sauvegardes. Mais une controverse mûrit sur le point de savoir si tout cela doit être combiné en un seul paquet global, incorporant de surcroît de nouvelles questions, ou s’il faut procéder par secteurs. Pour une fois, les Etats-Unis et la plupart des pays en développement sont sur la même longueur d’ondes. Ni les uns ni les autres ne veulent de cycle général de négociations, mais pour des raisons différentes. Washington craint qu’une approche de style «rien n’est convenu tant que tout n’est pas convenu» ne traîne durant des années entières et ne soit prise de vitesse par la rapide progression de technologies à fort impact. Le cycle de l’Uruguay avait été conclu en 1994 après presque huit années de pénibles négociations, le double du délai prévu à l’origine. Les négociateurs américains veulent plutôt un ordre du jour sectoriel assorti de dates-butoirs strictes, affirmant que c’est là, et de loin, la stratégie la plus efficace. Quant aux pays en développement, «ils ne sont pas à l’aise avec un nouveau mets sur leur assiette, alors qu’il y a encore tant de choses à digérer», dit un responsable japonais. Le Japon comme l’Union européenne (UE) sont en faveur d’un nouveau cycle. Cette discussion pourrait figurer en bonne place également lors d’un sommet entre les Etats-Unis et l’UE prévu lundi à Londres. Les ministres du Commerce, la semaine prochaine à Genève, n’auront pas à prendre de décisions fermes sur la stratégie future. Leur tâche sera de fixer le lieu et la date d’une 3e rencontre ministérielle, probablement vers la fin 1999, qui devra fournir les réponses. Mais il y aura probablement un lobbying et des gesticulations intenses, chaque camp essayant d’obtenir des soutiens des autres membres à sa position. L’UE tente d’obtenir l’inclusion d’une référence à un nouveau cycle dans la déclaration ministérielle qui doit clore la prochaine réunion, ont indiqué des sources commerciales. Mais «la seule issue est de laisser tout ouvert», estime le responsable japonais. «C’est l’année prochaine qu’il faudrait discuter de cette question», ajoute-t-il. Certains observateurs pensent au demeurant que les divergences entre grandes puissances commerciales ne sont pas insolubles et qu’un compromis sera trouvé. Par ailleurs, certaines activités ne figurant pas dans le programme incorporé ont déjà été traitées. Ainsi, un accord sur les télécommunications de base a été obtenu en février 1997, et en décembre quelque 70 membres de l’OMC, dont certains pays asiatiques frappés par la crise, ont accepté d’ouvrir leur secteur des services financiers. (AFP)
Lancer ou non un «cycle du millénaire» de négociations commerciales mondiales, telle est la question qui pourrait provoquer une controverse parmi les ministres attendus la semaine prochaine à Genève pour une importante réunion de l’OMC. Alors que le 21e siècle s’approche à grands pas, les membres de l’Organisation mondiale du commerce qui tient sa seconde session ministérielle les 18 et 20 mai sont divisés sur ce problème délicat qu’il faut trancher au plus tard l’an prochain. Le cycle de l’Uruguay, probablement la plus vaste libéralisation commerciale de l’histoire, contenait des engagements pour que de nouvelles discussions s’engagent en 1999 sur l’agriculture, un terrain vierge pour les 132 pays membres. Le «programme incorporé» découlant de ce cycle prévoyait aussi que des négociations...