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Actualités - Chronologie

OMC : la France plaide pour des négociations larges en l'an 2000

La France va plaider en faveur de l’ouverture, d’ici à l’an 2000, de négociations commerciales multilatérales couvrant un champ large, lors de la réunion ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui s’ouvre le 18 mai à Genève. «La France souhaite que d’ici à la fin 1999 (date de la prochaine réunion ministérielle) on réfléchisse aux conditions de reprise de négociations larges, qui vont au-delà des services et de l’agriculture», a expliqué une source proche du secrétariat français au Commerce extérieur. Cette position rejoint celle des partenaires de l’Union européenne et du Japon mais se heurte à l’opposition des Etats-Unis, où le président Clinton a du mal à obtenir le feu vert nécessaire pour négocier, et de certains pays asiatiques, qui, confrontés à la crise, n’ont pas envie de se lancer dans une négociation tous azimuts. Lors de ses interventions, le secrétaire d’Etat français au Commerce extérieur Jacques Dondoux mettra également l’accent sur les nouveaux sujets que la France souhaite voir discutés dans le cadre de l’OMC comme les investissements, la concurrence, les marchés publics et les questions d’environnement. Paris souhaite que l’investissement soit «discuté plus activement au sein de l’OMC», a expliqué la même source. La France «vise clairement à ouvrir des négociations pour susciter un dialogue plus large» que le cadre actuel de l’OCDE. Les discussions sur l’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI) y sont suspendues pour six mois faute de trouver un terrain d’entente sur des points cruciaux, malgré trois ans de négociations. L’AMI, qui a provoqué une vive réaction des milieux culturels français mais aussi des opposants à une mondialisation à tout crin, a également fait prendre conscience au gouvernement de la nécessité de mieux dialoguer de ces questions avec la société civile. M. Dondoux insistera sur ce point à Genève, alors qu’un plan de communication est en cours d’élaboration à Paris. Le secrétaire d’Etat veut également remettre l’accent sur les normes sociales fondamentales, bien que ce domaine relève plus de l’Organisation internationale du travail (OIT) que de l’OMC. Paris souhaite néanmoins que l’OMC coopère avec l’OIT sur ce dossier, plus difficile depuis la crise asiatique. Les pays frappés par la récession mettront la priorité sur un retour à la croissance plutôt que sur des minima sociaux. Dans la perspective de 1999, la réunion de Genève sera donc une réunion d’étape importante, même si aucune initiative spectaculaire n’est à attendre, a-t-on indiqué de même source. L’OMC peut s’enorgueillir d’un bilan positif, avec trois accords d’importance (services financiers, technologies de l’information et télécommunications de base) depuis sa naissance en 1995 sur les cendres du GATT. La France veut profiter de la réunion de Genève pour conforter l’idée que la priorité en matière de négociations commerciales doit se faire au niveau multilatéral. (AFP)
La France va plaider en faveur de l’ouverture, d’ici à l’an 2000, de négociations commerciales multilatérales couvrant un champ large, lors de la réunion ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui s’ouvre le 18 mai à Genève. «La France souhaite que d’ici à la fin 1999 (date de la prochaine réunion ministérielle) on réfléchisse aux conditions de reprise de négociations larges, qui vont au-delà des services et de l’agriculture», a expliqué une source proche du secrétariat français au Commerce extérieur. Cette position rejoint celle des partenaires de l’Union européenne et du Japon mais se heurte à l’opposition des Etats-Unis, où le président Clinton a du mal à obtenir le feu vert nécessaire pour négocier, et de certains pays asiatiques, qui, confrontés à la crise, n’ont...