Kinshasa accueille à partir d’aujourd’hui, vendredi, un sommet africain sur la sécurité dans la région des Grands Lacs africains, à l’occasion du premier anniversaire, dimanche, de la prise du pouvoir de Laurent-Désiré Kabila. Pour ce sommet de 48 heures intitulé «Solidarité et développement dans la sous-région des Grands Lacs», la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) a invité 16 chefs d’Etat d’Afrique centrale, australe et orientale ainsi que des responsables des Nations Unies, de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) et de l’Union européenne, principal bailleur de fonds du pays. La présidence congolaise n’a pas fourni la liste des chefs d’Etat qui ont répondu favorablement à l’invitation. Seule l’Afrique du Sud a annoncé qu’elle dépêchait à Kinshasa son vice-président, Thabo Mbeki. Les principaux alliés africains de Kinshasa, notamment ceux qui ont fourni troupes et soutien logistique au président Kabila lors de l’offensive contre l’armée du maréchal Mobutu, figurent sur la liste des invités: Ouganda, Rwanda, Burundi, Angola et Erythrée. Tous les pays frontaliers de la RDC à l’exception notable du Soudan, en conflit avec l’Ouganda, sont également invités: Congo-Brazzaville, Centrafrique, Tanzanie et Zambie. Les autres hôtes attendus sont le Gabon, l’Ethiopie, le Kenya, le Zimbabwe, le Mozambique et la Namibie. La sécurité dans la région des Grands Lacs, notamment dans le Kivu congolais, constituera le principal sujet de discussion des participants. «L’insécurité persistante, en passe de devenir cyclique, voire structurelle dans la sous-région, annihile tout effort de développement que fournissent les gouvernements et les peuples des Grands Lacs, en dépit de leurs ressources naturelles considérables», indique un document préparatoire de la présidence congolaise. «Une des manifestations incontestables de cette crise des Grands Lacs est la prolifération d’armes et des mines antipersonnel dans les bandes armées», qualificatif aux mouvements rebelles de la région, ajoute ce document. La RDC reproche à la communauté internationale de ne «pas se préoccuper de cette situation, alors qu’elle contrôle toutes les sources pourvoyeuses de ces engins de mort mis à la disposition des groupes incontrôlables». Pourtant, depuis 1994, date du génocide rwandais, «des sommes colossales ont été consenties, sous prétexte de venir à bout de la crise» des Grands Lacs. Mais jusqu’à présent, «aucune résolution, aucune décision efficace n’ont été prises par la communauté internationale pour juguler cette prolifération nocive d’armes de guerre dans la sous-région», accuse Kinshasa, selon qui les pays africains doivent «changer l’approche de la crise». «Il faut désormais s’accommoder avec le langage de la paix durable, du dialogue, de la réconciliation» vis-à-vis de «toutes les victimes de l’intolérance», plaide le document préparatoire. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Kinshasa accueille à partir d’aujourd’hui, vendredi, un sommet africain sur la sécurité dans la région des Grands Lacs africains, à l’occasion du premier anniversaire, dimanche, de la prise du pouvoir de Laurent-Désiré Kabila. Pour ce sommet de 48 heures intitulé «Solidarité et développement dans la sous-région des Grands Lacs», la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) a invité 16 chefs d’Etat d’Afrique centrale, australe et orientale ainsi que des responsables des Nations Unies, de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) et de l’Union européenne, principal bailleur de fonds du pays. La présidence congolaise n’a pas fourni la liste des chefs d’Etat qui ont répondu favorablement à l’invitation. Seule l’Afrique du Sud a annoncé qu’elle dépêchait à Kinshasa son...