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Actualités - Chronologie

Fermeture des bureaux d'une faction sudiste pro-gouvernementale à Khartoum

Les dirigeants d’une faction sudiste pro-gouvernementale ont protesté mercredi contre la fermeture à Khartoum de leurs bureaux et leur expulsion des locaux décidées par un ancien chef rebelle. Chacune des sept factions sudistes, qui ont signé en avril 1997 un accord de paix avec le gouvernement et qui sont regroupées au sein des Forces de défense du Soudan sud (FDSS, pro-gouvernemental), dispose de bureaux dans la capitale. Mardi, M. Riek Machar, chef des FDSS, a ordonné le fermeture des bureaux de l’une d’elles, le groupe de Mairem, qui revendique 14.000 combattants dans les régions du Bahr el-Ghazal et du Kordofan-sud, à la frontière avec le Tchad et la République centrafricaine. Cités par la presse de Khartoum, les colonels Ibrahim Chuol, Osmane Garang Bol et Abdallah Majuk, qui dirigent le groupe, ont accusé M. Machar de «racisme» le soupçonnant d’avoir agi parce qu’ils «étaient musulmans et favorables à l’unité du Soudan». Les trois responsables se sont également plaints que leurs hommes n’aient pas été payés depuis qu’ils ont rejoint le FDSS en août 1997 et ils ont demandé l’aide du président Omar Béchir. Un journal de Khartoum, «Alwan», a cité mercredi un dirigeant du groupe de Mairem, Ahmed Kon John, affirmant qu’ils avaient décidé de quitter le FDSS. Si la guerre civile qui déchire le Soudan depuis 1983 oppose principalement le nord arabo-musulman et le sud animiste et chrétien, certaines régions du centre du pays ont rejoint la rébellion bien qu’elles fussent musulmanes. Par ailleurs, les forces gouvernementales ont tué 45 rebelles sudistes lors de combats dans l’Etat de l’Equatoria oriental, à l’extrême-sud du pays. Cité par le quotidien gouvernemental «al-Ousbou», le vice-président du Conseil de coordination pour le sud (gouvernemental), M. Anglo Beda, a précisé que, lors de ces combats, les troupes de Khartoum s’étaient emparées de «deux tanks et d’une importante quantité d’armes et de munitions». M. Beda a signalé des concentrations de forces de l’Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA), principale formation de la rébellion et de ses «partisans» «à la frontière ougandaise, notamment à Yei, Farjuk et Flutaka».(AFP)
Les dirigeants d’une faction sudiste pro-gouvernementale ont protesté mercredi contre la fermeture à Khartoum de leurs bureaux et leur expulsion des locaux décidées par un ancien chef rebelle. Chacune des sept factions sudistes, qui ont signé en avril 1997 un accord de paix avec le gouvernement et qui sont regroupées au sein des Forces de défense du Soudan sud (FDSS, pro-gouvernemental), dispose de bureaux dans la capitale. Mardi, M. Riek Machar, chef des FDSS, a ordonné le fermeture des bureaux de l’une d’elles, le groupe de Mairem, qui revendique 14.000 combattants dans les régions du Bahr el-Ghazal et du Kordofan-sud, à la frontière avec le Tchad et la République centrafricaine. Cités par la presse de Khartoum, les colonels Ibrahim Chuol, Osmane Garang Bol et Abdallah Majuk, qui dirigent le groupe, ont accusé M....