Arafat : les palestiniens n'ont rien à dire à Dennis Ross
le 27 avril 1998 à 00h00
Le chef de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat a déclaré à Gaza que les Palestiniens n’avaient «rien à dire» au médiateur américain Dennis Ross qui entamait samedi une nouvelle navette pour trouver un compromis sur un retrait israélien en Cisjordanie. «Il n’y a rien à discuter», a indiqué M. Arafat en réponse à la question d’un journaliste qui l’interrogeait sur l’ordre du jour des entretiens américano-palestiniens. La mission de Ross, a ajouté le président palestinien, est d’«inciter les Israéliens à accepter l’initiative américaine» relative à l’ampleur d’un retrait israélien. M. Arafat s’exprimait à son retour d’une visite de deux jours en Allemagne, au cours de laquelle il s’est notamment entretenu avec le chancelier Helmut Kohl et assisté, à Baden-Baden, à la remise au roi Hussein de Jordanie du Prix des médias allemands, qui récompense chaque année une personnalité dont l’action est considérée comme «exemplaire». Les discussions de M. Ross, accompagné cette fois par le secrétaire d’Etat adjoint Martin Indyk, doivent être centrées sur une proposition américaine de retrait de 13% en Cisjordanie, selon les médias israéliens. M. David Bar -Illan, porte-parole du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a réaffirmé qu’un redéploiement d’une telle ampleur était «totalement inacceptable». Israël s’est déclaré prêt, ces dernières semaines, à un redéploiement limité à 9%. Selon plusieurs fuites rapportées par la presse israélienne, M. Netanyahu pourrait aller jusqu’à un retrait de 11%. M. Arafat exige de son côté 30%, mais a accepté le compromis américain. Les discussions des émissaires américains doivent préparer les rendez-vous séparés pris par le secrétaire d’Etat Madeleine Albright avec MM. Netanyahu et Arafat à Londres le 4 mai, pour essayer de relancer un processus de paix au point mort depuis des mois. Les Etats-Unis n’ont toutefois pas caché leur pessimisme. «Nous n’avons pour l’instant pas de raison de penser que ces réunions produiront autre chose que le refus de prendre les décisions difficiles», avait affirmé vendredi un porte-parole du département d’Etat. (AFP)
Le chef de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat a déclaré à Gaza que les Palestiniens n’avaient «rien à dire» au médiateur américain Dennis Ross qui entamait samedi une nouvelle navette pour trouver un compromis sur un retrait israélien en Cisjordanie. «Il n’y a rien à discuter», a indiqué M. Arafat en réponse à la question d’un journaliste qui l’interrogeait sur l’ordre du jour des entretiens américano-palestiniens. La mission de Ross, a ajouté le président palestinien, est d’«inciter les Israéliens à accepter l’initiative américaine» relative à l’ampleur d’un retrait israélien. M. Arafat s’exprimait à son retour d’une visite de deux jours en Allemagne, au cours de laquelle il s’est notamment entretenu avec le chancelier Helmut Kohl et assisté, à Baden-Baden, à la remise au roi...
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