Pour les Chicago Bulls et Michael Jordan, en quête d’un sixième et vraisemblablement dernier titre NBA, le danger viendra de l’ouest. Moins dominateurs que par le passé, les Bulls, longtemps tiraillés par des problèmes internes, abordent néanmoins la phase finale du championnat professionnel nord-américain de basket-ball en position de favoris. Mais ils sont trois à l’ouest, Utah, finaliste malheureux la saison dernière, Seattle, autre victime de Jordan et ses coéquipiers en finale il y a deux ans, et les Los Angeles Lakers de Shaquille O’Neal à pouvoir prétendre mettre fin à la domination de Chicago. «Nous sommes meilleurs que nous ne l’étions l’année dernière au moment d’aborder la phase finale, mais peut-être pas aussi bon qu’en 1995-1996», a affirmé avec confiance Phil Jackson, l’entraîneur des Bulls. Les Bulls, alternant le bon et le moins bon, et Utah, longtemps privé de son meneur de jeu John Stockton, ont terminé la saison à égalité en tête du classement, avec le même nombre de victoires, 62, et de défaites 20, mais c’est Utah, deux fois vainqueur de Chicago cette saison, qui bénéficierait de l’avantage du terrain en cas de retrouvailles en finale. On est loin en effet du Chicago d’il y a deux ans, qui avait bouclé sa saison en ne perdant que 10 matches enregistrant un record de 72 victoires, où encore de l’équipe qui la saison passée avait abordé la phase finale en position de pointe avec 69 victoires pour 13 défaites. Cela n’a pas empêché les bookmakers de faire des Bulls leur favori à 1 contre 2 pour remporter un sixième titre, le troisième consécutif. L’expérience de Chicago Après 7 mois de travaux forcés et 82 rencontres, un nouveau championnat commence avec la phase finale, avec un rythme de jeu bien plus intense, où l’expérience joue un rôle essentiel, et Jackson sait que son équipe est de toutes la mieux armée dans ce domaine. «Finies les mondanités, a-t-il souligné. Les joueurs n’auront aucun mal à se mettre dans l’état d’esprit voulu. Ce sont des anciens qui savent ce que sont les play-offs. C’est entièrement différent de la saison régulière». Face aux Jordan, 35 ans, Pippen, 32, et Rodman, 37, le trio de base des Bulls, Utah s’appuie également sur un triumvirat de vieux routiers, Karl Malone, 35 ans, son complice John Stockton, 36 ans, et Jeff Hornacek, 35 ans et, après la finale perdue l’année dernière, pense que l’heure du premier titre de l’histoire du club est peut-être venue. Chicago l’avait emporté 4 à 2, mais 3 des défaites de Utah s’étaient décidées dans les dernières secondes par une marge totale de 8 points. Avec l’avantage du terrain, Utah, qui entame la phase finale contre Houston, a donc une belle carte à jouer. Il lui faudra auparavant atteindre la finale aux dépens soit de Seattle, soit des Lakers, des sérieux clients nourrissant de légitimes ambitions, dont les résultats (61 victoires, 21 défaites) sont comparables à ceux de Chicago et Utah. C’est la première fois d’ailleurs dans l’histoire de la NBA que 4 clubs terminent la saison avec 60 victoires et plus. «Et il y a aussi deux équipes, Phoenix et San Antonio, avec 56 victoires juste derrière nous», fait valoir l’entraîneur de Seattle George Karl. «Elles sont un peu en retrait. Mais avec de la chance, ou s’il y a des blessures, l’une d’elles peut passer». Cela arrange Chicago, qui aura en principe la partie plus facile dans le tableau final de la Conférence est. «Nous allons laisser l’ouest régler ses problèmes de voisinage», fait valoir Phil Jackson. «Nous nous occuperons du notre et nous verrons ensuite qui sera là en finale». (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Pour les Chicago Bulls et Michael Jordan, en quête d’un sixième et vraisemblablement dernier titre NBA, le danger viendra de l’ouest. Moins dominateurs que par le passé, les Bulls, longtemps tiraillés par des problèmes internes, abordent néanmoins la phase finale du championnat professionnel nord-américain de basket-ball en position de favoris. Mais ils sont trois à l’ouest, Utah, finaliste malheureux la saison dernière, Seattle, autre victime de Jordan et ses coéquipiers en finale il y a deux ans, et les Los Angeles Lakers de Shaquille O’Neal à pouvoir prétendre mettre fin à la domination de Chicago. «Nous sommes meilleurs que nous ne l’étions l’année dernière au moment d’aborder la phase finale, mais peut-être pas aussi bon qu’en 1995-1996», a affirmé avec confiance Phil Jackson, l’entraîneur...