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Actualités - Chronologie

Relance du débat aux USA sur l'assassinnat de Martin Luther King

Le débat autour des circonstances de la mort de Martin Luther King prend de l’ampleur, et trente ans après son assassinat à Memphis (Tennessee), de nouvelles voix s’élèvent pour demander la réouverture du dossier. Alors que les Etats-Unis et plus particulièrement la ville de Memphis ont commémoré samedi dernier par diverses cérémonies la mort du leader incontesté du mouvement pour les droits civiques, plusieurs personnalités ont réaffirmé leur conviction que le pasteur noir avait été victime d’une machination. La veuve de Martin Luther King, Coretta Scott King, a fait part de son intention de demander une entrevue avec le président Bill Clinton afin de discuter de la mise en place d’une commission d’enquête. Elle a fait état de nouvelles informations, sans plus de précisions, qui confirmeraient la thèse d’une conspiration impliquant d’autres personnes que le seul tueur, James Earl Ray. Parlant à des journalistes à Atlanta (Georgia), Coretta Scott King a souhaité la mise en place d’une commission spéciale afin de connaître «la vérité» autour de l’assassinat de son mari. Jesse Jackson, qui se trouvait aux côtés de King au moment de sa mort, a indiqué sur CNN qu’il demanderait également au président Clinton l’ouverture d’une nouvelle enquête parce que trop de gens croient à la thèse du complot. James Earl Ray, a-t-il dit, «n’a pas agi seul». «Il y a trop de questions qui continuent de nous hanter sur le rôle de notre gouvernement, de notre FBI (Sûreté fédérale) dans l’assassinat de Martin Luther King», a-t-il ajouté. L’ancien ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU et maire d’Atlanta, Andrew Young, qui fut également aux côtés du pasteur baptiste dans le mouvement des droits civiques dans les années 60, a estimé pour sa part que les autorités n’avaient pas étudié toutes les pistes et même résisté à tous les appels pour une révision de l’affaire. Mystérieux Raoul Martin Luther King a été abattu à l’âge de 39 ans, le 4 avril 1968, d’une balle dans la tête dans le centre de Memphis. Son assassin, James Earl Ray, un repris de justice, a été condamné à 99 ans de prison. Il est aujourd’hui gravement malade et clame son innocence. La famille King, dont un des fils, Dexter, a rencontré Ray dans sa prison et s’est déclaré convaincu de son innocence, a demandé à plusieurs reprises la réouverture de son procès. Des enquêtes officielles ont conclu par trois fois que Ray était le seul responsable du meurtre de King et qu’aucune preuve concluante ne pouvait être apportée sur la participation d’autres personnes, y compris un mystérieux «Raoul» à l’accent espagnol qui, selon Ray, aurait tout manigancé. Etant donné le climat de l’époque, la théorie d’un complot, dont Ray n’aurait été que le bras armé, a été largement évoquée dans ce drame, beaucoup ne voyant pas comment et pourquoi Ray, à l’époque détenu échappé d’un pénitencier du Missouri, aurait planifié seul cet assassinat. Après le meurtre, il avait pu quitter Memphis, partir pour le Canada, y acheter un faux passeport avant de se rendre sans problème au Portugal et en Grande-Bretagne. (AFP)
Le débat autour des circonstances de la mort de Martin Luther King prend de l’ampleur, et trente ans après son assassinat à Memphis (Tennessee), de nouvelles voix s’élèvent pour demander la réouverture du dossier. Alors que les Etats-Unis et plus particulièrement la ville de Memphis ont commémoré samedi dernier par diverses cérémonies la mort du leader incontesté du mouvement pour les droits civiques, plusieurs personnalités ont réaffirmé leur conviction que le pasteur noir avait été victime d’une machination. La veuve de Martin Luther King, Coretta Scott King, a fait part de son intention de demander une entrevue avec le président Bill Clinton afin de discuter de la mise en place d’une commission d’enquête. Elle a fait état de nouvelles informations, sans plus de précisions, qui confirmeraient la thèse...