L'AIEA globalement optimiste sur le dossier nucléaire de l'Irak
le 11 avril 1998 à 00h00
L’Agence internationale de l’Energie Atomique (AIEA) a publié un rapport globalement positif sur le dossier nucléaire de l’Irak, tout en relevant que certaines questions restent en suspens. Le rapport a été envoyé au Conseil de Sécurité de l’ONU par le directeur général de l’AIEA, Mohammed el-Baradei, conformément aux résolutions de l’ONU sur le désarmement de l’Irak. Le rapport conclut que «les contrôles et les inspections que le groupe d’experts de l’AIEA a effectués depuis octobre 1997 n’ont pas révélé l’existence en Irak d’équipements ou de matériels prohibés, ni que ce pays se livre à des activités prohibées». Ce rapport de neuf pages précise qu’«aucune preuve directe» de matériels ou d’équipements nucléaires n’a été trouvée au cours des inspections des soi-disant sites présidentiels qui auparavant étaient inaccessibles pour les inspecteurs onusiens de l’armement. Le rapport fait cependant remarquer qu’alors que l’Irak a clarifié certains points importants concernant son programme nucléaire clandestin, l’Agence qui est basée à Vienne attend toujours quelques éclaircissements techniques de la part de Bagdad. Le Conseil de Sécurité de l’ONU devra examiner le rapport de l’AIEA dans le contexte de l’élimination des armements irakiens de destruction massive. La Russie insiste auprès du Conseil pour qu’il se focalise autour des contrôles en cours, et ce afin d’encourager les dirigeants du pays à continuer de coopérer avec les Nations Unies. Un diplomate russe a ainsi déclaré que les problèmes encore en suspens, évoqués dans le rapport de l’AIEA, «peuvent être résolus par ce biais». «Le degré de coopération de l’Irak doit être reconnu par le Conseil», a encore estimé ce diplomate russe. D’autres diplomates au sein du Conseil pensent en revanche que tant que certaines questions du dossier nucléaire de l’Irak demeureront sans réponse, Washington s’opposera par tous les moyens à une telle démarche. Un autre rapport technique remis jeudi au Conseil de Sécurité constate pour sa part que l’Irak continue à cacher des informations concernant son programme d’armes bactériologiques et que les données dont disposent les inspecteurs de l’ONU sont encore «incomplètes et insuffisantes». Les sanctions de l’ONU ne pourront être levées que si les inspecteurs certifient le démantèlement de tous les armements irakiens de destruction massive.
L’Agence internationale de l’Energie Atomique (AIEA) a publié un rapport globalement positif sur le dossier nucléaire de l’Irak, tout en relevant que certaines questions restent en suspens. Le rapport a été envoyé au Conseil de Sécurité de l’ONU par le directeur général de l’AIEA, Mohammed el-Baradei, conformément aux résolutions de l’ONU sur le désarmement de l’Irak. Le rapport conclut que «les contrôles et les inspections que le groupe d’experts de l’AIEA a effectués depuis octobre 1997 n’ont pas révélé l’existence en Irak d’équipements ou de matériels prohibés, ni que ce pays se livre à des activités prohibées». Ce rapport de neuf pages précise qu’«aucune preuve directe» de matériels ou d’équipements nucléaires n’a été trouvée au cours des inspections des soi-disant...
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