L’Inde, sous le coup de représailles après ses trois essais nucléaires, a affirmé mercredi ne pas craindre les sanctions économiques internationales. «Je suis totalement confiant que nous ferons face à tout défi», a assuré un porte-parole du ministère indien des Finances. Alors que la bourse de Bombay chutait de 2% mercredi à l’ouverture, avant de réduire quelque peu ses pertes, et que des courtiers parlaient d’un certain affolement en raison des menaces de représailles, le gouvernement indien affirmait qu’il n’y avait «pas de raison de paniquer». «Les marchés ont récemment évolué en dents de scie. On ne peut lier les essais nucléaires à leur réaction», a dit le porte-parole. La presse indienne allait jusqu’à affirmer que les Etats-Unis n’oseraient pas aller trop loin de peur de conséquences négatives pour ses propres intérêts économiques sur le marché indien gigantesque et «lucratif». Aux termes d’une loi de 1994 sur la non-prolifération nucléaire, Washington doit suspendre toute aide à l’Inde, sauf celle humanitaire, et lui retirer son appui pour des crédits du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Les banques américaines doivent se voir interdire la possibilité d’accorder des prêts. Le porte-parole indien a expliqué que l’aide extérieure à l’Inde représentait 3 milliards de dollars par an, soit 20% des 13 milliards de dollars pour le flux de capital, comparé à 70-80% avant 1990. «En fait, l’assistance extérieure nette (sans les intérêts) est tombée à moins d’un milliard de dollars, contre 3,03 milliards en 1991-92 et 2 milliards en 1993-94», a-t-il dit, ajoutant: «Il n’y a pas de raison de paniquer maintenant». Selon Charan Wadhwa, analyste au Centre de recherche politique, les sanctions devraient bel et bien avoir un impact, mais limité à six ou huit mois et «pas substantiel». «L’Inde peut faire face, à condition qu’il n’y ait pas de crise économique interne ou externe, comme une mauvaise mousson ou une hausse du prix du pétrole», a-t-il dit, estimant que New Delhi pouvait également décider d’ouvrir plus largement sur l’étranger son économie encore protectionniste dans beaucoup de secteurs. «Avec le temps, la tempête se calmera, a prédit l’influent «Economic Times». Que l’on se rappelle: Tienanmen n’a pas mis fin à la globalisation de la Chine. Le principal but de la politique indienne est maintenant de tenter de réduire la force et la durée de ces sanctions économiques». (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Inde, sous le coup de représailles après ses trois essais nucléaires, a affirmé mercredi ne pas craindre les sanctions économiques internationales. «Je suis totalement confiant que nous ferons face à tout défi», a assuré un porte-parole du ministère indien des Finances. Alors que la bourse de Bombay chutait de 2% mercredi à l’ouverture, avant de réduire quelque peu ses pertes, et que des courtiers parlaient d’un certain affolement en raison des menaces de représailles, le gouvernement indien affirmait qu’il n’y avait «pas de raison de paniquer». «Les marchés ont récemment évolué en dents de scie. On ne peut lier les essais nucléaires à leur réaction», a dit le porte-parole. La presse indienne allait jusqu’à affirmer que les Etats-Unis n’oseraient pas aller trop loin de peur de conséquences...