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Actualités - Chronologie

Internet sans frontière et sans péage, insiste Washington

Les Etats-Unis vont déployer tous leurs efforts à la prochaine réunion ministérielle (18, 20 mai) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève pour s’assurer que le réseau Internet, véritable système nerveux de l’économie numérique émergente, demeure exempt de péage douanier et de frontière. Selon une étude du département américain du Commerce publiée à la mi-avril, les transactions commerciales électroniques effectuées via Internet vont largement dépasser les 300 milliards de dollars d’ici 2.002. Des projections établies par la firme de recherche privée Forrester Research de Cambridge, dans le Massachusetts, montrent que les ventes des entreprises aux particuliers via Internet vont passer de 2,4 milliards de dollars en 1997 à 17,4 milliards en 2.001. Pour les transactions commerciales électroniques entre les sociétés, le montant devrait passer de 8 à 327 milliards de dollars sur quasiment la même période. Cette explosion reflète le développement phénoménal de la toile Internet dans le monde grâce aux nouvelles technologies de l’information qui la sous-tendent. Le trafic sur Internet double tous les cent jours. 100 millions de personnes dans le monde, dont 62 millions d’Américains, utilisent désormais le réseau Internet. Ce nombre devrait atteindre 250 millions en l’an 2.000, selon un rapport de la Commission européenne, contre 3 millions de personnes en 1994. Pour montrer la rapidité de développement du commerce sur le World Wide Web, la vitrine commerciale d’Internet, le département du Commerce relève que dix millions de personnes aux Etats-Unis et au Canada avaient effectué à la fin de 1997 des achats par Internet. Six mois plus tôt, ils n’étaient que 7,4 millions. Le commerce électronique englobe des transactions, allant de l’achat d’un ordinateur, d’un billet d’avion, du télé-déchargement de logiciels, ou à des entreprises effectuant tous leurs achats de produits intermédiaires par Internet. Le «cybercommerce» est important pour les Etats-Unis car il s’appuie sur un ensemble de technologies de l’information qui pèsent de plus en plus lourd dans l’activité économique du pays. L’exception culturelle Ce secteur, qui a donné lieu à un accord multilatéral de libéralisation à l’OMC à Singapour en décembre 1996 (ITA), connaît une croissance deux fois plus rapide que celle de l’économie dans son ensemble, et les salariés y gagnent en moyenne 60% de plus (46.000 dollars annuellement) que dans les autres branches du secteur privé. «Les technologies de l’information sont réellement une force qui tire l’économie américaine davantage que les précédentes estimations ne l’avaient révélées» pour représenter actuellement 8% du PIB des Etats-Unis, a dit Rhett Dawson, président du Information Technology Industry Council, un groupe de Washington représentant la profession. L’administration Clinton recommande dans le récent rapport du département du Commerce de ne pas interférer avec le développement de ce secteur en pleine expansion. Pour le commerce électronique, la Maison-Blanche préconise «de ne pas handicaper ce commerce avec des réglementations excessives, des taxes ou de la censure». Des Etats américains, craignant de perdre des recettes fiscales avec le développement du cybercommerce, souhaitent imposer une sorte de TVA (taxe sur la valeur ajoutée) sur les transactions commerciales électroniques. Washington craint que des pays ne soient tentés d’imposer des droits de douanes sur les transactions commerciales électroniques pour lever des revenus et protéger de la concurrence américaine ou européenne certaines de leurs industries naissantes. Les Etats-Unis redoutent aussi que certains pays ne fassent jouer l’exception culturelle pour restreindre l’accès à Internet. A l’issue de leur dernière réunion fin avril à Versailles (France), les ministres du Commerce des quatre principales puissances commerçantes de la planète (Quadrilatérale, Japon, Etats-Unis, Canada et Union européenne) avaient décidé de travailler sur une déclaration commune portant sur les différents aspects du commerce électronique mondial, d’ici la prochaine réunion ministérielle de l’OMC, les 18 et 20 mai. Cette déclaration devrait servir de cadre de travail à l’OMC et déboucher éventuellement sur des recommandations concrètes pouvant être soumises à l’examen des ministres du Commerce de l’OMC en 1999, selon le communiqué de la Quadrilatérale. (AFP)
Les Etats-Unis vont déployer tous leurs efforts à la prochaine réunion ministérielle (18, 20 mai) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève pour s’assurer que le réseau Internet, véritable système nerveux de l’économie numérique émergente, demeure exempt de péage douanier et de frontière. Selon une étude du département américain du Commerce publiée à la mi-avril, les transactions commerciales électroniques effectuées via Internet vont largement dépasser les 300 milliards de dollars d’ici 2.002. Des projections établies par la firme de recherche privée Forrester Research de Cambridge, dans le Massachusetts, montrent que les ventes des entreprises aux particuliers via Internet vont passer de 2,4 milliards de dollars en 1997 à 17,4 milliards en 2.001. Pour les transactions commerciales...