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Actualités - Interviews

Eltsine : un troisième mandat ? Peut-être ...

Un troisième mandat? Pourquoi pas, du moment que «je suis en bonne santé». Mais, sur un autre plan, la Russie n’est pas prête à être dirigée par une femme, «et certainement pas par ma fille Tatiana Diatchenko», qui ne sera pas candidate à la présidence: dans une interview en direct, le chef de l’Etat russe a répondu aux questions des internautes dans le monde — une première pour un maître du Kremlin. «Je suis en bonne santé, pour la présidence en l’an 2000, il reste encore deux ans, nous verrons», déclare Boris Eltsine, 67 ans, dans cette conversation ouverte avec le public mondial sur Internet. Réélu à la présidence en juillet 1996, M. Eltsine a plusieurs fois affirmé qu’il ne briguerait pas un troisième mandat, mais son entourage a multiplié de son côté les signes indiquant le contraire. Répondant à la question «que disent les médecins de votre santé?» le président russe a répondu: «J’essaye de leur prouver que je suis en forme». Le chef de l’Etat, victime de plusieurs incidents cardiaques, a subi un quintuple pontage coronarien en novembre 1996 et a été ensuite de longs mois absent du Kremlin, multipliant les refroidissements et les séjours en maison de repos ou à l’hôpital. «Il y a eu une opération il y a un an et demi mais maintenant, selon l’équipe médicale, qui comprend des Américains et des Allemands, je suis en BONNE santé», a dit M. Eltsine, soulignant lui-même le mot «bonne». «Je me sens bien aujourd’hui... Je me suis levé à quatre heures du matin, je travaille depuis 5h00, intensivement. J’ai encore une longue journée devant moi et cela n’affecte ni mon apparence, ni mon énergie», a assuré le président. «Les communistes mettent la question (de la santé du président) sur le tapis à propos des élections, mais je pense que vous n’êtes pas communiste», a dit M. Eltsine à son interlocuteur internaute de nationalité néerlandaise. «J’ai un total respect pour vous. Vous voulez juste savoir la vérité et je vous dis la vérité. Je suis en bonne santé», a encore répété le chef du Kremlin. A chaque absence du Kremlin de M. Eltsine, les communistes majoritaires avec les nationalistes à la Douma (chambre basse du Parlement) ont relancé les débats sur la vacance du pouvoir. L’actuelle Constitution, élaborée en 1993 par le président, accorde au chef de l’Etat de très larges pouvoirs. Selon la loi fondamentale, le président ne peut être réélu qu’une seule fois. Mais l’entourage de M. Eltsine n’a pas exclu que ce dernier puisse briguer un troisième mandat, le chef de l’Etat ayant été élu la première fois en 1991 sous l’ancienne Constitution soviétique. La Cour constitutionnelle étudie actuellement cette question et devrait rendre public son avis d’ici la fin de l’année. Lorsqu’il a limogé l’ensemble de son gouvernement y compris Viktor Tchernomyrdine, le 23 mars dernier, la classe politique comme les analystes avaient estimé que M. Eltsine avait alors voulu écarter son fidèle premier ministre devenu un trop bon «présidentiable». Répondant à la question d’un couple américain, M. Eltsine a nié avoir jamais évoqué une éventuelle candidature à la présidence de la Russie de sa fille, Tatiana Diatchenko, qui est actuellement responsable de ses relations publiques. «Notre société n’est pas du tout prête pour cela. Il ne s’agit pas seulement de ma fille, mais de la question dans son ensemble» sur le fait «d’avoir une femme comme président», a dit M. Eltsine lors de cette conversation ouverte avec le public qui a duré une demi-heure. Tatiana Diatchenko, qui a joué un rôle crucial lors de la campagne électorale de son père en 1996, apparaît fréquemment aux côtés de son père dans un cadre officiel. Elle est considérée comme exerçant une influence de premier plan dans l’entourage du président russe au Kremlin. Le gouvernement russe ne comprend que deux femmes et tous les candidats potentiels à la succession de Boris Eltsine à la présidence sont des hommes. (AFP, Reuters)
Un troisième mandat? Pourquoi pas, du moment que «je suis en bonne santé». Mais, sur un autre plan, la Russie n’est pas prête à être dirigée par une femme, «et certainement pas par ma fille Tatiana Diatchenko», qui ne sera pas candidate à la présidence: dans une interview en direct, le chef de l’Etat russe a répondu aux questions des internautes dans le monde — une première pour un maître du Kremlin. «Je suis en bonne santé, pour la présidence en l’an 2000, il reste encore deux ans, nous verrons», déclare Boris Eltsine, 67 ans, dans cette conversation ouverte avec le public mondial sur Internet. Réélu à la présidence en juillet 1996, M. Eltsine a plusieurs fois affirmé qu’il ne briguerait pas un troisième mandat, mais son entourage a multiplié de son côté les signes indiquant le contraire....