Pékin relâche un évêque catholique après deux ans de camp de travail
le 12 mai 1998 à 00h00
Un évêque chinois appartenant à l’Eglise catholique, reconnue par le Vatican mais interdite par le régime communiste, a été libéré après deux années de camp de travail, a-t-on appris hier à Pékin de sources diplomatiques. Mgr Zeng Jingmu, évêque de la petite ville de Yujiang, dans la province du Jiangxi (sud), a été libéré samedi, ont indiqué des responsables américains, affirmant avoir appris la nouvelle par les autorités chinoises. Mgr Zeng, 79 ans, figurait sur une liste de détenus de conscience présentée par le département d’Etat américain aux autorités chinoises pour réclamer leur libération, a-t-on ajouté de même source. Ces diplomates ont déclaré tout ignorer de la situation présente de l’évêque. Sa libération, un an avant son terme normal, survient à l’approche de la visite de Bill Clinton en juin, la première d’un président américain depuis 1989. Le Vatican avait en février dernier lancé un appel aux pressions internationales sur le gouvernement chinois pour obtenir la libération de Mgr Zeng, condamné à trois ans de camp de «rééducation par le travail» en mars 1996. «Le gouvernement (chinois) est en train de détruire psychologiquement et physiquement un évêque âgé», avait accusé l’institut des missions étrangères du Vatican. Rome avait précisé que le prélat souffrait d’infections pulmonaires et intestinales et ne recevait aucun traitement pour ces maladies. Selon des sources américaines, l’ecclésiastique avait été condamné pour «organisation de rassemblement interdit et troubles graves à l’ordre public» lors de la célébration d’une messe clandestine dans un local privé. L’élargissement de l’évêque survient deux semaines après le refus des autorités chinoises d’accorder des visas à deux autres évêques, appartenant à l’Eglise «patriotique», souhaitant se rendre au Vatican à l’invitation du pape Jean-Paul II. La Chine et le Saint-Siège n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1957 et l’offre du souverain pontife à l’Eglise patriotique, reconnue par Pékin mais pas par Rome, avait été largement interprétée comme un geste de réconciliation entre les deux Etats. Le 13 février, le Vatican avait annoncé qu’il avait pris contact avec Pékin pour proposer l’envoi d’un représentant du pape, avec pour mission de forger des liens plus étroits. (AFP)
Un évêque chinois appartenant à l’Eglise catholique, reconnue par le Vatican mais interdite par le régime communiste, a été libéré après deux années de camp de travail, a-t-on appris hier à Pékin de sources diplomatiques. Mgr Zeng Jingmu, évêque de la petite ville de Yujiang, dans la province du Jiangxi (sud), a été libéré samedi, ont indiqué des responsables américains, affirmant avoir appris la nouvelle par les autorités chinoises. Mgr Zeng, 79 ans, figurait sur une liste de détenus de conscience présentée par le département d’Etat américain aux autorités chinoises pour réclamer leur libération, a-t-on ajouté de même source. Ces diplomates ont déclaré tout ignorer de la situation présente de l’évêque. Sa libération, un an avant son terme normal, survient à l’approche de la visite de Bill...
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