Dana international, vainqueur du 43e concours Eurovision (photo)
le 11 mai 1998 à 00h00
Une des chanteuses les plus populaires d’Israël depuis cinq ans, la chanteuse transsexuelle israélienne Dana International, a offert samedi à Birmingham (Royaume-Uni) la troisième victoire à son pays dans le concours Eurovision suivi par environ 600 millions de téléspectateurs. Dans «Diva», composition signée Yav Ginay (paroles) et Zvika Pick (musique), la chanteuse brune et flamboyante évoque pêle-mêle, avec une pointe d’ironie, les personnalités de Cléopâtre, d’Aphrodite et de la reine Victoria. Israël avait déjà glané le trophée en 1978 à Paris avec «A Ba ni bi», par Izhar Cohen et the Alphabeta et en 1979 à Jérusalem avec «Hallelujah», par Gali Atari et Milk and Honey. La présence dans la compétition de cette chanteuse qui a vendu à ce jour 5 millions de disques avait suscité la colère des intégristes juifs. Dana International avait répliqué qu’elle entendait représenter «Israël libre». Yaron Cohen, yéménite Agée de 29 ans, Dana International est née à Tel-Aviv dans une famille yéménite. De son vrai nom Yaron Cohen, elle subit à 24 ans une opération chirurgicale à Londres et devient Dana. Avec des titres comme «100% homme» ou «Sexe différent», Dana International se veut porte-flambeau de la cause homosexuelle. «L’Eurovision permettra à Dana de faire progresser la cause des transsexuels», estime son impresario. Dana a été invitée à chanter lors de la cérémonie d’ouverture des «Jeux olympiques homosexuels» qui doivent être organisés début août à Amsterdam aux Pays-Bas. Pour beaucoup de laïcs israéliens, cette victoire sulfureuse est une revanche sur la «coercition religieuse» imposée par les 23 députés des trois partis juifs orthodoxes sur lesquels s’appuie en grande partie le premier ministre Benjamin Netanyahu.
Une des chanteuses les plus populaires d’Israël depuis cinq ans, la chanteuse transsexuelle israélienne Dana International, a offert samedi à Birmingham (Royaume-Uni) la troisième victoire à son pays dans le concours Eurovision suivi par environ 600 millions de téléspectateurs. Dans «Diva», composition signée Yav Ginay (paroles) et Zvika Pick (musique), la chanteuse brune et flamboyante évoque pêle-mêle, avec une pointe d’ironie, les personnalités de Cléopâtre, d’Aphrodite et de la reine Victoria. Israël avait déjà glané le trophée en 1978 à Paris avec «A Ba ni bi», par Izhar Cohen et the Alphabeta et en 1979 à Jérusalem avec «Hallelujah», par Gali Atari et Milk and Honey. La présence dans la compétition de cette chanteuse qui a vendu à ce jour 5 millions de disques avait suscité la colère des...
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