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Actualités - Chronologie

Le président de la BCE, personnage clé pour l'avenir de l'Europe

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), qui sera chargé de veiller sur la bonne santé de l’euro, deviendra dès le 1er janvier 1999 l’un des personnages les plus écoutés et influents de la scène financière internationale. D’ores et déjà présenté par la presse anglo-saxonne comme un homme clé pour l’avenir de l’Europe, il lui faudra défendre les intérêts monétaires de la première puissance commerciale du monde. Son unique objectif officiel: assurer la stabilité des prix et donc un euro fort, quitte à manier l’arme parfois impopulaire des taux d’intérêt. Son pouvoir devrait à terme être comparable à celui du tout puissant président de la Réserve fédérale américaine (FED) Alan Greenspan. Il devrait aussi s’inspirer de l’action d’un autre gouverneur de banque centrale unanimement reconnu, l’actuel chef de la Bundesbank Hans Tietmeyer. Une parfaite connaissance des arcanes techniques ne suffira pas et la personnalité du candidat choisi jouera un rôle essentiel: le pouvoir d’une banque centrale c’est autant de psychologie que de politique des taux d’intérêt, soulignent les experts financiers. C’est un exercice de longue haleine qui s’acquiert avec une politique monétaire crédible, mais aussi avec force discours et petites phrases. Chaque mot public — y compris une éventuelle «gaffe» — du président de la BCE sera attendu et instantanément décortiqué pour se retrouver une minute plus tard sur les terminaux des salles de marché du monde entier. Nommé pour huit ans non renouvelables selon le Traité de Maastricht, le président de la BCE sera entouré d’un vice-président (nommé pour quatre ans) et de quatre membres du directoire de la BCE pour former l’organe de décision de la Banque centrale. Ils seront chargés de mettre en œuvre la politique monétaire qu’ils auront définie avec les onze gouverneurs des banques centrales des pays de la zone euro. Le modèle allemand fortement inspiré par le modèle de la Bundesbank, la BCE sera également basée à Francfort (centre-ouest de l’Allemagne). Selon les textes, ses dirigeants devront fixer et appliquer les décisions de politique monétaire pour l’ensemble de l’espace euro, gérer les réserves monétaires (devises et or) et, à partir de janvier 2002, superviser l’émission de billets et pièces en euro et décider du volume de ces émissions. Le Traité de Maastricht garantit à la BCE une indépendance totale vis-à-vis des instances politiques des pays de la zone euro. Selon l’article 107 du Traité, «les institutions et organes communautaires ainsi que les gouvernements des Etats membres s’engagent à respecter le principe (leur interdisant de donner des instructions à la BCE) et à ne pas chercher à influencer les membres des organes de décision de la BCE ou des banques centrales nationales dans l’accomplissement de leurs missions». Le statut d’indépendance prévoit aussi que la BCE dispose des pouvoirs nécessaires pour appliquer ses décisions de politique monétaire. Selon l’article 108 A, la BCE est «habilitée à infliger aux entreprises des amendes et des astreintes en cas de non-respect de ses règlements et de ses décisions». dotée de la personnalité juridique, la BCE sera l’organe exécutif du Système des banques centrales européennes (SEBC), qui rassemblera les banques centrales nationales des onze pays de la zone euro. La BCE entrera officiellement en fonction le 1er juillet prochain sur les bases de l’Institut monétaire européen (IME) qui prépare depuis cinq ans à Francfort l’avènement de la monnaie unique. (AFP)
Le président de la Banque centrale européenne (BCE), qui sera chargé de veiller sur la bonne santé de l’euro, deviendra dès le 1er janvier 1999 l’un des personnages les plus écoutés et influents de la scène financière internationale. D’ores et déjà présenté par la presse anglo-saxonne comme un homme clé pour l’avenir de l’Europe, il lui faudra défendre les intérêts monétaires de la première puissance commerciale du monde. Son unique objectif officiel: assurer la stabilité des prix et donc un euro fort, quitte à manier l’arme parfois impopulaire des taux d’intérêt. Son pouvoir devrait à terme être comparable à celui du tout puissant président de la Réserve fédérale américaine (FED) Alan Greenspan. Il devrait aussi s’inspirer de l’action d’un autre gouverneur de banque centrale...