Le GIA appelle à l'intensification de la lutte armée
le 04 mai 1998 à 00h00
Deux femmes et un enfant, tués par une bombe alors qu’ils se recueillaient sur la tombe d’un membre assassiné de leur famille, font partie des 28 personnes tuées lors de récentes violences en Algérie, rapportent les journaux algériens. Simultanément, le dirigeant du Groupe islamique armé (GIA), faction rebelle la plus radicale du pays, a appelé à l’intensification de la lutte contre les forces de sécurité gouvernementales et des islamistes rivaux par le biais de tracts apposés sur les murs d’Alger. Dans ces pamphlets, Hassan Hattab, «émir» du GIA pour la région d’Alger et les provinces voisines de Blida et Bourmerdes, affirme que son organisation n’est pas responsable des massacres de civils. Les quotidiens algériens ont publié un résumé de ces pamphlets et ont rapporté que des rebelles du GIA avaient attaqué un poste militaire à Larbaa à la fin du mois d’avril, tuant 80 soldats et faisant 40 otages. Le gouvernement algérien et l’Armée islamique du salut (AIS), plus modérée, ont accusé le GIA d’être responsable de la mort de plus de 1.400 civils ces quatre derniers mois. Par ailleurs, le numéro deux du Front islamique du salut (FIS-dissous) Ali Belhadj, actuellement incarcéré, aurait écrit une lettre à des groupes armés leur demandant d’observer une trêve, indiquent les quotidiens «La Tribune» et «el-Alam Essiassi». Cette lettre a été adressée à trois «émirs» (chefs) des maquis de Zbarbar, près de Lakhdaria (ex-Palestro, 70 km à l’est d’Alger), Djabri, Korba et Youcef Bouberras, selon «el-Alam Essiassi». Dans cette lettre, l’imam Belhadj demande à ces chefs d’opter pour la paix et d’annoncer une trêve, s’appuyant sur les positions des «premiers musulmans» du temps du califat en pareille circonstance, ajoute ce journal citant des «sources informées». Aucune autre source ne pouvait confirmer dimanche cette information. Si cela était le cas, la nouvelle marquerait un changement de position de l’imam Belhadj qui reste le dernier dirigeant d’envergure du FIS encore en détention. Il est gardé au secret. Les négociations entre le pouvoir et la direction du FIS pour un éventuel accord politique ont toujours buté sur le radicalisme de cet imam de 42 ans considéré comme étant proche des groupes armés. (Reuters-AFP).
Deux femmes et un enfant, tués par une bombe alors qu’ils se recueillaient sur la tombe d’un membre assassiné de leur famille, font partie des 28 personnes tuées lors de récentes violences en Algérie, rapportent les journaux algériens. Simultanément, le dirigeant du Groupe islamique armé (GIA), faction rebelle la plus radicale du pays, a appelé à l’intensification de la lutte contre les forces de sécurité gouvernementales et des islamistes rivaux par le biais de tracts apposés sur les murs d’Alger. Dans ces pamphlets, Hassan Hattab, «émir» du GIA pour la région d’Alger et les provinces voisines de Blida et Bourmerdes, affirme que son organisation n’est pas responsable des massacres de civils. Les quotidiens algériens ont publié un résumé de ces pamphlets et ont rapporté que des rebelles du GIA avaient...
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