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Actualités - Chronologie

Le Jihad Islamique : une poignée d'irréductibles vétérans d'Afghanistan

Le Jihad islamique du Yémen est une poignée d’irréductibles vétérans d’Afghanistan pouvant avoir des liens avec l’islamiste Oussama ben Laden. Selon des sources diplomatiques et politiques, le groupe, fort de quelque 140 hommes, est retranché dans la province montagneuse d’Abyane, à quelque 400 kilomètres au sud de Sanaa, où il dispose d’un camp d’entraînement. La plupart de ses membres sont des Yéménites qui ont combattu les forces soviétiques dans les années 80 en Afghanistan, où ils ont été recrutés par le milliardaire séoudien d’origine yéménite Oussama ben Laden ou par cheikh Abdel Majid Zandani, un extrémiste yéménite islamiste. Cheikh Zandani est cependant devenu aujourd’hui président du Conseil de la Choura du parti islamiste modéré al-Islah. La nature des liens du groupe avec M. ben Laden, accusé par les États-Unis d’avoir commandité les attentats anti-américains d’août en Afrique (224 morts), n’est pas connue. L’opposant séoudien déchu de sa nationalité avait appelé la semaine dernière les musulmans à tuer les Américains et les Britanniques pour se venger des récentes frappes américano-britanniques contre l’Irak. Le Jihad islamique a fait sa première apparition au Yémen après l’unification des parties nord et sud du pays en 1990. Leur chef à l’époque était cheikh Tarek Ben Abdallah Nasser al-Fadhli, lui aussi un vétéran d’Afghanistan, fils du dernier sultan de la dynastie d’al-Fadhliya qui régnait à Abyane avant l’indépendance du Yémen du Sud (novembre 1967). Revenu au Yémen après l’unification du pays, il avait eu plusieurs confrontations armées avec le Parti socialiste yéménite (PSY, ancien parti au pouvoir au Yémen du Sud). Le groupe avait revendiqué, en décembre 1992, des attentats contre deux hôtels d’Aden, fréquentés par des militaires américains, qui avaient fait deux morts, dont un touriste autrichien. Pour sa part, cheikh Fadhli a rejoint les rangs du parti présidentiel, le Congrès populaire général, avec plusieurs de ses partisans. Ceux qui sont restés à Abyane étaient estimés à 200, mais certains ont accepté de déposer les armes au cours des derniers mois après des négociations avec les autorités qui leur ont promis de favoriser leur insertion dans la société en leur fournissant notamment des emplois. Une poignée d’irréductibles est restée à Abyane et son chef, Saleh al-Atwani, a été arrêté il y a deux semaines à la suite d’un affrontement avec les forces de l’ordre.
Le Jihad islamique du Yémen est une poignée d’irréductibles vétérans d’Afghanistan pouvant avoir des liens avec l’islamiste Oussama ben Laden. Selon des sources diplomatiques et politiques, le groupe, fort de quelque 140 hommes, est retranché dans la province montagneuse d’Abyane, à quelque 400 kilomètres au sud de Sanaa, où il dispose d’un camp d’entraînement. La plupart de ses membres sont des Yéménites qui ont combattu les forces soviétiques dans les années 80 en Afghanistan, où ils ont été recrutés par le milliardaire séoudien d’origine yéménite Oussama ben Laden ou par cheikh Abdel Majid Zandani, un extrémiste yéménite islamiste. Cheikh Zandani est cependant devenu aujourd’hui président du Conseil de la Choura du parti islamiste modéré al-Islah. La nature des liens du groupe avec M. ben...