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Actualités - Chronologie

Croatie Zagreb pourrait suspendre sa coopération avec le TPI

La Croatie pourrait mettre fin à sa coopération avec le Tribunal pénal international (TPI) de La Haye chargé de juger les auteurs des crimes de guerre en ex-Yougoslavie. Ivic Pasalic, proche conseiller du président Franjo Tudjman, qui laisse entrevoir ce changement de cap, explique lundi dans les colonnes du quotidien Jutarnji List que Zagreb soupçonne que certaines décisions du TPI résultent de motivations secrètes étrangères à la recherche de la vérité. «Treize Croates ont été inculpés et aucune personne n’a été inculpée pour des crimes commis contre des Croates. Par conséquent, nous avons suffisamment d’éléments pour conclure qu’il n’existe aucune volonté de sanctionner les crimes commis en Croatie», affirme Pasalic. Il y a quinze jours, dans un discours enflammé prononcé devant les élèves officiers d’une école militaire, Franjo Tudjman s’était emporté contre la présence de cinq à six généraux croates sur la liste des personnes recherchées par le TPI. Ivic Pasalic dénonce, lui aussi, la possible inculpation de ces officiers supérieurs et indique qu’une telle décision aurait des répercussions graves. «Si les généraux croates devaient être convoqués à La Haye, nous serions irréversiblement à bout de patience. Cela remettrait en question la coopération de la Croatie avec le tribunal et pourrait même aboutir à l’abrogation de la loi sur la coopération avec le tribunal (ndlr, votée en 1996 et autorisant l’extradition à l’étranger de ressortissants croates)», prévient le conseiller présidentiel. «C’est une option réaliste», souligne Ivic Pasalic.
La Croatie pourrait mettre fin à sa coopération avec le Tribunal pénal international (TPI) de La Haye chargé de juger les auteurs des crimes de guerre en ex-Yougoslavie. Ivic Pasalic, proche conseiller du président Franjo Tudjman, qui laisse entrevoir ce changement de cap, explique lundi dans les colonnes du quotidien Jutarnji List que Zagreb soupçonne que certaines décisions du TPI résultent de motivations secrètes étrangères à la recherche de la vérité. «Treize Croates ont été inculpés et aucune personne n’a été inculpée pour des crimes commis contre des Croates. Par conséquent, nous avons suffisamment d’éléments pour conclure qu’il n’existe aucune volonté de sanctionner les crimes commis en Croatie», affirme Pasalic. Il y a quinze jours, dans un discours enflammé prononcé devant les élèves...