Outre les causes immédiates qui provoquent les accidents, telles que les conditions physiologiques (fatigue, nervosité, visibilité, inattention, etc.) des causes lointaines et des conditions d’ordre psychologique sont à relever. Commentant l’attitude des «chauffards» qui doublent ou bloquent le chemin, souvent par provocation, ou par défi, Mme Mona Charabati, psychanalyste, nous explique que le Libanais se juge souvent «blessé» dans son ego. «Parfois, le conducteur préfère une blessure (causée par l’accident) plutôt que de renoncer à ce qu’il considère son droit», dit-elle en analysant le comportement de certains automobilistes qui refusent par exemple de céder le passage parce qu’il n’a pas un droit de priorité. «D’ailleurs, dit-elle, cela traduit une forme d’agressivité au volant qui peut être dirigée contre l’autre ou retournée contre soi». Ce qui revient à parler d’autodestruction qui ne serait autre que l’équivalent d’une «attitude suicidaire dont il faut retrouver les origines dans notre histoire personnelle», ajoute la psychanalyste. Une histoire qui, semble-t-il, serait chargée de culpabilité, que l’on aurait porté longtemps durant les accidents, devenant par la suite «une disposition autopunitive», selon l’expression de Freud. En tout cas, culpabilité ou pas, une chose est sûre pour l’instant : ce sont des centaines de victimes innocentes qui sont lourdement punies, outre le conducteur lui-même, responsable de l’accident. Comment arrêter ce cycle infernal, ou au moins réduire ses effets? Pour Mme Charabati, le problème majeur réside dans le fait que «les Libanais ne sont pas du tout habitués à respecter autrui. Ils ont souvent un comportement infantile et immature. C’est l’enfant qui se prend pour un tout-puissant et croit qu’il peut faire tout ce qu’il veut». Effectivement, la réalité est venue confirmer les propos de Mme Charabati quelques heures plus tard, lorsqu’il a été rapporté qu’un jeune homme ayant heurté cinq voitures dans la localité de Bharsaf a rétorqué à ceux qui lui reprochaient le fait qu’il roulait à grande vitesse: «Je suis libre de faire ce que je veux avec mon accélérateur»!. No Comment.
Outre les causes immédiates qui provoquent les accidents, telles que les conditions physiologiques (fatigue, nervosité, visibilité, inattention, etc.) des causes lointaines et des conditions d’ordre psychologique sont à relever. Commentant l’attitude des «chauffards» qui doublent ou bloquent le chemin, souvent par provocation, ou par défi, Mme Mona Charabati, psychanalyste, nous explique que le Libanais se juge souvent «blessé» dans son ego. «Parfois, le conducteur préfère une blessure (causée par l’accident) plutôt que de renoncer à ce qu’il considère son droit», dit-elle en analysant le comportement de certains automobilistes qui refusent par exemple de céder le passage parce qu’il n’a pas un droit de priorité. «D’ailleurs, dit-elle, cela traduit une forme d’agressivité au volant qui peut être...
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